Cela fait bientôt neuf mois que Jane Birkin est décédée. Le 16 juillet 2023, l’artiste anglaise a rendu son dernier souffle à l’âge de 76 ans. "Jane Birkin s’en est allée après 16 ans d’une bataille acharnée contre la maladie", avaient annoncé le cœur lourd Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon, ses deux filles, dans un communiqué. "Depuis son AVC en septembre 2021, sa famille et le merveilleux personnels soignant ont été à ses côtés nuits et jours. Depuis quelques jours, elle marchait de nouveau, était motivée de reprogrammer son Olympia et avait décidé de reprendre son indépendance. Ce premier soir seule, aura été le dernier. Elle l’avait décidé."
La douleur de Charlotte Gainsbourg
Depuis, Charlotte Gainsbourg tente de faire le deuil de sa mère, elle qui se retrouve orpheline de ses deux parents. En 2021, la comédienne pensait déjà à cette étape douloureuse dans le film Jane par Charlotte, où elle se demandait : "Pourquoi apprend-on à vivre sans sa maman ? C’est le but que l’on se donne. S’affranchir à tout prix. Je n’ai pas envie de m’affranchir…" Interrogée à ce sujet dans les colonnes de Télé 7 Jours à l’occasion d’un entretien pour la sortie de Nous, les Leroy au cinéma le 10 avril prochain, Charlotte Gainsbourg a expliqué comment elle vivait l’absence de Jane Birkin : "De manière très difficile. Je ne vois pas pourquoi ça ne le serait pas. J’ai eu un mal fou à apprendre à vivre sans mon père, sans ma sœur… sans ma mère, aujourd’hui. C’est tellement récent qu’il ne me semble pas anormal d’être encore perdue, d’avoir toujours le réflexe d’appeler ! On ne peut pas s’empêcher et c’est très bien que ce soit douloureux. Cela fait neuf mois. J’ai entendu quelqu’un dire qu’il faut un temps − je ne me souviens pas si c’était un an ou deux − pour que le corps l’accepte."
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Malgré la douleur, Charlotte Gainsbourg se souvient avec le sourire de certains mots de sa mère, qui l’ont notamment motivé à franchir le pas pour transformer la maison de Serge Gainsbourg en musée depuis le mois de septembre dernier : "Ma mère m’a toujours dit : « C’est bien d’être impudique. N’aie pas peur de l’être un peu. » Ce que je redoutais, au début, c’est qu’il y ait un côté fantôme. Mais il y a des voix, celle de ma mère, les nôtres, petites… Je trouve ça beau. C’est une œuvre sonore. Maintenant, il faut que ça continue. J’ai été très étonnée de voir que les gens s’arrachaient les places. Ce n’est pas une rareté créée délibérément, nous voulions offrir une qualité de visite à chacun. C’est important pour nous de conserver ce côté intime, deux par deux."
L’interview de Charlotte Gainsbourg est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours disponible en kiosque ce lundi 8 avril.