Un peu plus d’un an après la réédition de son album Fleur froide, Tayc est de retour en cette Saint-Valentin avec Room 96, un nouvel album sensuel composé de huit chansons originales, portées par le single Carry Me. Le chanteur a décidé de déjouer les traditions en publiant cet opus un mardi – fait rare -, fête des amoureux oblige. Mais son sens du romantisme n’est pas du goût de tous et les paroles de la chanson Quand tu dors sont jugées ambigues voire controversées par certains internautes.
Dans l’intro du titre, l’homme propose un scénario à sa bien-aimée. "Imagine un truc, j’rentre du boulot, tu vois ? Toi tu dors déjà et plutôt que de te réveiller, je… Ah et puis laisse tomber", dit-il. "Don’t do that", répond la femme ("Ne le fais pas", en français, ndlr). Mais plus tard, l’homme réalise son fantasme et ce sont les paroles du refrain qui dérangent le plus : "T’es tellement belle quand tu dors. Ooh, pourquoi te le dire ?. Et pourquoi prévenir ? Ça n’te demandera aucun effort". Enfin, dans les couplets, Tayc chante : "J’suis rentré, mais tu dors. Je dois te réveiller (…) J’dois faire rêver ton corps. Je t’en supplie, dors encore, dors encore (…) Tu dors encore, Tes lèvres sont fermées mais j’entends ton appel. Je dois hanter ton sommeil".
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Un débat est rapidement né sur Twitter dès la sortie de l’album à minuit ce mardi 14 février 2023 : où est la place du consentement dans cette histoire ? Dès deux heures du matin, Tayc a clarifié les choses dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux : "Je vois certains commentaires inappropriés autour du titre Quand tu dors présent dans Room 96. Pour les personnes qui n’auraient pas compris le sens du titre, à AUCUN moment il n’est question de relation intime sans consentement. C’est un COUPLE. C’est femme dort, son homme rentre, la voit, la RÉVEILLE et décide d’embellir leur nuit. Heureusement, nombreux sont ceux qui l’ont bien compris".
Une mise au point qui confirme certains passages de la chanson, mais puisque d’autres passages du titre contredisent cette version des faits, le débat n’est pas encore clos chez les internautes… Cette polémique rappelle celle suscitée par Touche pas à mon poste en 2018. Les déclarations des chroniqueurs avaient été signalées au CSA, qui n’avait pas sanctionné l’émission, constatant seulement des propos "maladroits".
— T A Y C (@TaycOfficiel) February 14, 2023
Hugo Mallais