« Banalisation du viol conjugal » dans TPMP : Le CSA a tranché

Publié le 20 mars 2019 à 7:22
C8
Après avoir reçu plus de 600 saisines dénonçant la "banalisation du viol conjugal" dans TPMP, le CSA dénonce des propos "maladroits".

Près de 5 mois après la séquence de Touche pas à mon poste (C8) qui a déclenché la polémique, le CSA a enfin rendu son verdict. Comme le révèle Puremédias, l’autorité de régulation de l’audiovisuel affirme que les propos des chroniqueurs et de l’animateur étaient "particulièrement maladroits". Toutefois, ces derniers ne "visaient pas à nier l’existence du viol conjugal ou à minimiser le traumatisme qu’il constitue". Le CSA souligne également qu’un chroniqueur ainsi que Cyril Hanouna seraient intervenus à plusieurs reprises afin de "moduler les propos initialement tenus."

Pour rappel, le 25 octobre dernier, les chroniqueurs de TPMP se sont exprimés sur un sondage de Fun Radio publié sur Twitter : "Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l’amour la nuit quand elle dort. Vous trouvez cela normal ?". Au cours de cet échange, Delphine Wespiser a notamment affirmé que "Des choses qui se font quand l’une ou l’autre des personnes dorment, c’est tout à fait mignon, c’est tout à fait sympa. Si elle n’en a pas envie, qu’elle se sépare."

Gilles Verdez avait toutefois tenté de calmer les ardeurs de ses collègues en expliquant que "L’absence de consentement, dans un couple ou pas dans un couple, c’est un viol ! Il y a des gens qui sont victimes de ça." Ce à quoi Mathieu Delormeau avait répondu : "Tu n’as pas honte de ce que tu dis ? Il y a des gens qui sont vraiment violés ! Tu es à l’antenne, tu es en direct, ne dis pas n’importe quoi !". Un débat qui a choqué de nombreux téléspectateurs. En effet, c’est plus de 600 saisines qui ont été envoyées au CSA pour signaler cette séquence.

V-K. N. 

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