Rachel Legrain-Trapani révèle avoir fait une fausse couche et regrette le traitement qu’elle a subi : “Vous pouvez rentrer chez vous”

Publié le 11 janvier 2025 à 16:00
Abaca
Rachel Legrain-Trapani est l'heureuse maman de deux garçons, fruits de différentes relations. L'ex-Miss France a fait part d'un constat amer sur Instagram après avoir décidé de raconter sa fausse couche survenue il y a quelques temps. 

Maman de Gianni, né en 2013 de son premier mariage, et d’Andrea, né en juillet 2020, de son union avec le mannequin Valentin Léonard, Rachel Legrain-Trapani est une maman épanouie. Dans une interview accordée à Magicmaman, elle s’est ainsi confiée au sujet de son rôle : "Protectrice, mais plus cool et moins angoissée depuis Andrea. Je suis une maman heureuse et accomplie. C’est grâce à mes fils que je me lève avec la détermination, l’envie et la joie de vivre. Lors de ma séparation d’avec son papa, je me serais écroulée sans Gianni, je n’aurais pas su rebondir aussi vite. Il m’a donné la force. Être maman, c’est la plus belle des choses qui pouvait m’arriver. Je me rends compte de la chance que j’ai et des émotions que la maternité procure".

Rachel Legrain-Trapani évoque un sujet tabou

Vendredi 10 janvier, la maman de Gianni et d’Andrea a décidé d’évoquer un sujet parfois tabou. "Il est temps. Il est temps que les arrêts de grossesse spontanée (fausses couches) soient enfin reconnus, respectés, pris en charge avec la dignité qu’ils méritent. Il est temps que l’on cesse de minimiser cette douleur, d’ignorer ce bouleversement, de réduire cet événement à un ‘simple accident de parcours’", a-t-on pu lire sur une publication qu’elle a repartagée en story. Elle aurait pu s’arrêter à cette publication mais a souhaité apporter son témoignage sur la douleur de faire face à une fausse couche. 

L’ex-Miss France fustige le manque de considération  

"Je me souviendrai toujours de ma fausse couche avant de tomber enceinte d’Andrea, nous étions dans la salle d’attente des urgences de la maternité pour voir ce qu’il se passait, j’avais des saignements", a-t-elle commencé à raconter. Puis de raconter avec regret : "Après avoir fait une prise de sang pour checker mon taux d’heg, la gynéco de garde ne m’a pas reçue pour m’expliquer ce qu’il se passait". L’épouse de Valentin Léonard a alors conclu avec douleur sur le fait qu’aucun tact, ni soutien ne lui avaient été apportés pour lui annoncer qu’elle avait fait une fausse couche. "Une sage femme m’a juste dit dans la salle d’attente : ‘bon, bah vous avez fait une fausse couche vous pouvez rentrer chez vous’", s’est-elle souvenue. 

Sur le site de la vie publique, il est rappelé que la Loi du 7 juillet 2023 instaure désormais "plusieurs mesures pour soutenir les femmes après une fausse couche". Un fléau qui touche et traumatise chaque année, 200 000 femmes en France… Sur ce même site, on apprend que "La loi a pour objectif premier de favoriser l’accompagnement psychologique des femmes victimes d’une fausse couche". Elle devrait "permettre aux sages-femmes d’adresser des patientes dans le cadre du dispositif ‘Mon Parcours Psy’ dans toutes les situations où cela semble nécessaire : fausse couche, grossesse, dépression post-accouchement. Le partenaire d’une patiente ayant subi une fausse couche pourra aussi être adressé vers ce dispositif".

Par
Kahina Boudjidj