“Quand on était censé mourir à 14 ans…” : Jamel Debbouze revient sur l’un des drames de sa vie

Publié le 11 février 2025 à 11:45
Boyer David/ABACA
À l’âge de 14 ans, Jamel Debbouze a vécu un accident qui a marqué sa vie à jamais. L'humoriste et acteur, bientôt à l'affiche de "Mercato", a évoqué avec pudeur cet événement. 

À l’âge de 14 ans, Jamel Debbouze a vécu un accident qui a marqué sa vie à jamais… Le 17 janvier 1990, alors qu’il se trouvait avec un ami, Jean-Paul Admette, sur les rails de la gare de Trappes, dans les Yvelines, le jeune Jamel est percuté par un train. L’impact est violent et cause la mort de son ami sur le coup. Jamel Debbouze, lui, est grièvement blessé au bras droit, dont il perd presque entièrement l’usage à la suite de cet accident. Si ce drame aurait pu briser son avenir, il a au contraire forgé sa détermination. Pendant des années, Jamel Debbouze a gardé le silence sur cet événement tragique, notamment par respect pour la famille de son ami décédé. Ce n’est que bien plus tard qu’il évoquera publiquement cette épreuve, expliquant que son handicap est devenu une partie de lui et qu’il a dû apprendre à vivre avec.

Jamel Debbouze paniqué par la cinquantaine qui arrive ?

Très discret sur les circonstances exactes de l’accident, Jamel a cependant confié qu’il avait mis du temps à surmonter le traumatisme et à se reconstruire. "C’est un drame qui m’a beaucoup appris sur la vie", a-t-il déclaré lors d’une interview. Interviewé par nos consoeurs de Version Femina à l’occasion de la sortie en salles le 19 février prochain du film "Mercato", l’humoriste et acteur s’est livré sur le fait qu’il aura 50 ans en juin prochain. Si ça le "panique" ? Que nenni ! "Lorsque l’on se surprend à pousser un râle en se relevant ou à bâiller bruyamment, ça fait bizarre. Mais j’ai eu une vie tellement incroyable et imprévisible que je ne me plains pas de vieillir", a-t-il commencé par expliquer.

"Quand on était censé mourir à 14 ans"

Puis de reprendre : "Quand on était censé mourir à 14 ans [âge qu’il avait lorsqu’il s’est fait happer par un train et a perdu l’usage de son bras droit], tout le reste c’est du bonus. Et ce qui est formidable avec les années, c’est que l’on gagne en sérénité : je suis en paix car j’ai le sentiment d’avoir réalisé des choses". "Si j’ai pu faire mes propres choix, dans ma vie personnelle comme professionnelle, c’est parce que j’ai la chance d’avoir une famille extraordinaire. Mes parents m’ont poussé à faire ce que je voulais, et aujourd’hui Mélissa et les enfants, Léon et Lila, sont d’une extrême bienveillance avec moi", a-t-il poursuivi fier. Et de conclure : "On s’écoute, on s’adapte aux situations, et plus le temps passe, plus on est convaincus de former une vraie bonne équipe"

Par
Kahina Boudjidj