Un bon mot peut vous donner l’avantage dans une discussion ou encore vous attirez la sympathie de vos interlocuteurs. François Hollande l’a bien compris, et a toujours été un adepte de l’humour bien senti. Dans son édition du 31 juillet, L’Opinion est revenu sur le mandat de l’ancien Président de la République, en fonction à l’Élysée entre 2012 et 2017.
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Pendant ses cinq années à la tête du pays, François Hollande n’a jamais été épargné par les critiques ou les commentaires moqueurs sur son physique. Loin de se laisser perturber, il a au contraire été le premier à jouer la carte de l’autodérision comme le révèle son ancien conseiller en communication. "François Hollande passait ses journées à se moquer de son poids, de son ventre, de sa taille, de ses cheveux. De ses contradictions aussi", confie Gaspard Gantzer. Autre exemple de la capacité de François Hollande à rire de lui-même : ses nombreuses apparitions publiques sous la pluie. "Gouverner c’est pleuvoir. De ce point de vue là, nous réussissons au-delà de nos espérances", avait-il glissé lors d’un déplacement au Maroc en 2013.
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Utiliser l’humour comme une arme politique, François Hollande l’assume pleinement et s’est même confié sur l’importance de savoir le manier. "Avec quelques mots, s’ils sont bien choisis, frappent juste, et font sourire, vous pouvez faire comprendre la justesse d’une idée ou le danger d’une autre. L’humour, par l’effet de surprise qu’il provoque, parvient à donner un éclairage à une réalité qu’il eût été trop long de décrire. Il n’y a pas de grands discours sans un passage destiné à créer du rythme ou à l’inverse une pause dans la démonstration. Faire rire une salle, c’est déjà la gagner", affirme-t-il.
L.R.