Michel Cymes n’hésite désormais plus à parler de sa lutte contre la maladie. En 2008, le médecin le plus célèbre de France apprend être atteint d’un cancer des reins, dépisté à temps. L’ancien présentateur du Magazine de la santé gardera longtemps cette nouvelle pour lui, jusqu’à la parution de son livre Rien n’est impossible. Mon histoire pourrait être la vôtre paru le 5 octobre dernier où il se confie en profondeur sur cette douloureuse épreuve : "Vous allez constater que le cancer n’arrive pas qu’aux autres et qu’il importe de se faire dépister car on n’a pas toujours la chance, comme moi, de le découvrir par hasard", écrit-il entre autres dans sa lettre d’intention.
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Ce lundi 13 mars, c’est au micro de RTL que Michel Cymes a évoqué sa maladie à l’occasion du lancement de la campagne "Une jonquille contre le cancer" de l’Institut Curie. À savoir que chaque jour, près de 1000 cancers sont dépistés en France, parfois trop tard, comme le constate Michel Cymes : "On a peur du diagnostic, on a peur de mourir. Il y a 60 % de guérison totale des cancers en France. Il faut impérativement arrêter d’avoir peur du cancer." Le médecin de 65 ans a ainsi pris en exemple son cas personnel pour inciter au dépistage : "Quand on m’a annoncé que j’avais un cancer, j’ai pris le même coup sur la tête que n’importe quel patient, mais après, il faut se relever et se dire : « J’aimerais bien faire partie des 60 % de guérison, et pour ça, il faut se faire dépister »."
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Par la suite, Michel Cymes a partagé les raisons de son long silence sur sa maladie, notamment pour éviter le regard des autres en raison de sa profession : "J’avais besoin de le digérer et j’avais une situation un peu particulière à l’époque, je voyais des patients à l’hôpital. Et je ne voulais pas qu’à chaque fois que j’annonçais un cancer à un patient, il me dise : « Ah bah vous voyez ce que c’est docteur ». Et puis, il y a toujours ce côté de gens qui disent : « Il veut parler de son cancer pour faire parler de lui ». Quand on est une personnalité, quand on est connu du public, c’est un peu le revers de la médaille. Moi, j’ai voulu en parler parce que je me suis dit que ça pouvait déclencher, et ça a été le cas, un certain nombre de débats autour du dépistage nécessaire."
N.O