Nicolas Bedos victime du pire : il dévoile avoir subi un viol dans son nouveau livre

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 13:48
Shootpix/ABACA
Après avoir été définitivement condamné par la justice en janvier 2025, Nicolas Bedos s’apprête à publier La Soif de honte, aux éditions de l'Observatoire. Dans un entretien accordé à nos confrères du Point à cette occasion, il révèle avoir été victime de viol dans sa jeunesse. 

Réalisateur, scénariste, comédien, Nicolas Bedos est une figure bien connue du paysage culturel français. Fils de l’humoriste Guy Bedos, il s’est d’abord fait remarquer dans le monde du théâtre avant de se tourner vers le cinéma avec succès. Il a notamment réalisé Monsieur & Madame Adelman, La Belle Époque et plus récemment, en 2022, Mascarade mais depuis 2023, sa carrière est éclaboussée par des affaires judiciaires. En novembre 2023, l’artiste est mis en examen pour viol, agression sexuelle et atteinte à l’intimité de la vie privée après une plainte déposée par une femme alors que d’autres accusations ont émergé dans la foulée.

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L’artiste dévoile avoir été victime de viol

En octobre 2024, le tribunal le condamne à un an de prison, dont six mois ferme aménagés sous bracelet électronique. À cela s’ajoutent une obligation de soins et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. D’abord décidé à faire appel, il se désiste en janvier 2025, rendant la peine définitive. C’est dans ce contexte que Nicolas Bedos publie, le 7 mai prochain, La Soif de honte aux Éditions de l’Observatoire et qu’il accordé une longue interview à nos confrères du Point

Un livre dans lequel il revient sans détour sur ses démons, et notamment sur une expérience qu’il qualifie désormais de viol, bien qu’il ait longtemps évité ce terme. "Alors, j’avais conscience d’avoir été agressé sexuellement et des répercussions que ça avait eu sur ma psyché, mais je ne savais pas que ça s’appelait un viol. Si j’en parle dans le livre, c’est parce que cette période très glauque de ma vie, les humiliations que j’ai subies, s’inscrivent dans cette fameuse soif de honte", explique-t-il à nos confrères.

Nicolas Bedos évoque son agresseur 

Et de reprendre : "Il n’y a pas de résilience sans récit, et pas de récit sans douleur. Mais je suis très clair, je ne m’en sers pas comme d’un bouclier. Je ne dis pas : ‘J’ai souffert, donc je suis excusé’. Je dis : ‘J’ai souffert, donc je comprends un peu mieux certaines de mes failles’". Interrogé sur son choix de ne pas porter plainte, il s’en explique clairement ainsi : "D’abord parce que j’estime, dans ce cas précis, avoir une part de responsabilité. Je suis une victime, oui, mais pas seulement, et je l’explique dans le livre".

Et de préciser : "À vrai dire, je n’ai jamais envisagé de porter plainte. Pas par peur, ni par loyauté, mais parce que ça n’a jamais été ma démarche". Sans nommer son agresseur, il conclut : "Il se trouve que cette personne, très admirée à l’époque, a vu sa vie sombrer de manière assez tragique par la suite. À tort ou à raison, j’estime qu’il a payé"

Par
Kahina Boudjidj