Mika bouleversé par les bombardements au Liban, il sort du silence et lance un appel (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:35
ROYAL GILBERT
Dans le pays natal du chanteur, des centaines de milliers d'enfants ont été déplacés, victimes des frappes israéliennes depuis le 23 septembre 2024...

Les frappes Israël touchent la Palestine mais aussi le Yémen, la Syrie, et depuis le 23 septembre dernier, le Liban. Le bilan des victimes est encore en cours, mais d’après l’UNICEF, 300 000 enfants ont été déplacés de force. Actuellement, ils sont victimes des lourdes conséquences causées par les bombes qui les ont privés de leur maison : le froid, la pluie et les épidémies. 

Mika appelle aux dons et alerte sur la situation critique des enfants libanais

Sur place, les équipes de l’UNICEF sauve des vies. À ce jour, grâce aux dons, l’organisation humanitaire a approvisionné vingt unités mobiles de soins médicaux et de vaccination, plus de 100 tonnes de fournitures d’urgence pour les hôpitaux, des bouteilles d’eau potable (plus de 100 000 litres, ndlr), des kits d’hygiène, des couvertures, des sacs de couchage… Mais cela ne suffit pas. C’est pourquoi Mika s’est engagé pour aider son pays natal. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’artiste déplore : "Vous avez tous vu des images insoutenables du Liban, mon pays où je suis né, touché par l’escalade de la violence. Cette tragédie qui affecte des milliers de civils, de familles et d’enfants, me bouleverse. J’ai décidé de m’associer et de soutenir l’appel de l’UNICEF pour les enfants du Liban. Ils ont besoin de notre aide maintenant, plus que jamais. Ces derniers jours, des centaines d’enfants ont été tués ou blessés. D’autres sont ensevelis sous les décombres". 

Des familles décimées : un homme livre un témoignage glaçant à Franceinfo

Attristé, le chanteur qui parraine le Téléthon 2024 ajoute : "Les familles quittent leur maison, fuyant pour trouver un endroit sûr. Chaque jour est un nouveau jour de terreur, de menaces, de souffrances. Les déplacements massifs et les dégâts considérables ont provoqué une peur inimaginable. Les écoles sont devenus des abris, les hôpitaux sont débordés… Des centaines de milliers de famille n’ont plus accès à l’eau potable. Le pire est à venir si nous n’agissons pas vite. (…) Si vous pouvez, faites un don à l’UNICEF. Merci de tout coeur". Un témoignage insupportable a été recueilli par Franceinfo, celui d’un entrepreneur Libanais, Mohammad, qui a perdu sa femme et son fils de 4 ans, tués dans leur maison lors des frappes sur leur village de Nabi Aila. Lui-même gravement blessé, il ne lui reste plus que son fils de 7 ans qu’il n’a pas encore revu et qui ignore que sa mère et son frère ont été tués :  "Il a été blessé à l’œil, il a des brûlures au visage et aussi au dos, détaille le Libanais. Il a une blessure à la jambe. (…) Nous n’avons rien à voir avec le conflit, (…) plus rien ne me rendra heureux. Je suis très fatigué, je ne ressens plus rien".

Par
Hugo Mallais