Melissa Gilbert : la star de “La petite maison dans la prairie” souffre d’une maladie neurologique

Publié le 21 août 2024 à 11:49
PRODUCTION / WORLDVISION
Melissa Gilbert, alias Laura dans la série La petite maison dans la prairie, révèle son combat contre une maladie neurologique méconnue

Derrière le sourire radieux de Laura Ingalls se cachait une souffrance invisible. Melissa Gilbert, l’inoubliable interprète de Laura Ingalls dans la série culte " La Petite maison dans la prairie", a récemment révélé être atteinte de misophonie, un trouble neurologique méconnu qui provoque des réactions excessives à certains sons du quotidien. 

Dans une interview accordée au magazine People, l’actrice de 60 ans revient sur ce "chapitre sombre et difficile" de son enfance.

Melissa Gilbert souffre d’hypersensibilité sonore 

Dès son plus jeune âge, Melissa Gilbert a dû composer avec une hypersensibilité extrême à certains bruits anodins. "Si l’un des enfants mâchait du chewing-gum, mangeait ou tapotait ses ongles sur la table, j’avais envie de m’enfuir à toutes jambes", confie-t-elle. 

"Je devenais rouge écarlate, mes yeux se remplissaient de larmes et je restais assise, me sentant absolument misérable et horriblement coupable d’éprouver tant de haine envers ces gens – des personnes que j’aimais" confie l’actrice.

Longtemps, elle a cru être simplement "mal élevée" ou "impolie". "Je pensais vraiment que j’étais juste une mauvaise personne. Je me sentais terriblement mal et coupable, ce qui est une composante énorme de la misophonie", explique-t-elle. 

Un diagnostic libérateur pour Melissa Gilbert

Ce n’est que des années plus tard que Melissa Gilbert a découvert que ses réactions intenses avaient un nom : la misophonie. "J’ai sangloté quand j’ai appris que cela portait un nom et que je n’étais pas juste une mauvaise personne", confie-t-elle avec émotion. 

Déterminée à sensibiliser le public à ce trouble méconnu, l’actrice s’est rapprochée du Centre pour la misophonie et la régulation émotionnelle de l’Université Duke. Elle a entamé une thérapie cognitivo-comportementale intensive de 16 semaines qui lui a permis de développer des outils pour mieux gérer ses réactions. 

"J’ai réalisé que je pouvais surmonter ces vagues d’émotions, mais qu’elles ne disparaîtraient jamais complètement. Maintenant, j’ai tous ces outils pour être plus à l’aise et moins facilement déclenchée. Cela m’a fait me sentir en contrôle", explique Melissa Gilbert.

Un message d’espoir pour les personnes atteintes

Aujourd’hui, l’actrice souhaite briser le tabou autour de la misophonie et apporter son soutien aux personnes qui en souffrent. "Il y a de l’aide. Vous n’êtes pas seuls"

Pour Melissa Gilbert, la thérapie cognitivo-comportementale est la clé pour apprendre à vivre avec la misophonie. "Tout le monde autour de moi n’a plus à marcher sur des œufs", se réjouit-elle. Une victoire symbolisée par un cadeau très spécial offert à ses enfants à Noël dernier : des paquets de chewing-gum, à mâcher sans crainte de sa réaction. "Cela a changé toute ma vie", conclut l’actrice.

Par
Mélissa Tellaa