« Ma plus grosse crise de larmes » : Vincent Lagaf’ ému en parlant de ses retrouvailles avec sa mère biologique

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:24
Youtube / Legend
Alors qu'il a été abandonné par sa mère biologique à l'âge de 6 mois, Vincent Lagaf' a fini par la retrouver et s'est confié sur ce moment qui restera l'un des plus émouvants de sa vie.

Les fans du Bigdil n’ont plus que quelques jours à attendre. Le 2 janvier 2025, le jeu culte, diffusé entre 1998 et 2004 sur TF1, fera son retour sur RMC Story. Pour ce come-back, Vincent Lagaf’ a tenu à ce que les conditions de tournage soient exactement les mêmes qu’à l’époque. "Je n’ai jamais couru après Le Bigdil. On m’a proposé de le refaire trois fois et j’ai toujours refusé. Le premier n’avait pas les fonds, le deuxième voulait juste faire un coup, et le troisième était un mytho. La quatrième fois, j’ai accepté parce qu’on me donnait les moyens et la possibilité de l’enregistrer comme j’avais envie", nous a-t-il confié.

Invité de l’émission Legend, diffusée sur Youtube, Vincent Lagaf’ a évoqué les moments marquants de sa vie. L’animateur est notamment revenu sur le jour où il a retrouvé sa mère biologique, qui l’avait abandonné alors qu’il n’était âgé que de six mois.

Vincent Lagaf’ sur ses retrouvailles avec sa mère biologique : "Ma plus grosse crise de larmes"

Alors qu’il tournait le film Le Baltringue, sorti en 2010, Vincent Lagaf’ décide à l’âge de 51 ans de prendre les choses en main. "C’est mon plus grand chagrin, ma plus grosses crise de larmes", commence-t-il en préambule. Alors que le tournage du long-métrage se fait région rouennaise, où l’animateur est né en 1959. "Je trouve son adresse. Je dis à Nathalie, ma compagne : ‘C’est le moment’. On met nos deux chiens dans la voiture et on part à la recherche de ma mère. J’arrive devant le portail, et là je prends mon courage à deux mains. Je me pointe, et je tombe sur un petit monsieur avec un collier de barbe. Je lui dis ‘je cherche madame untel’. Il me dit que c’est bien ici. À ce moment, je la vois qui sort de sa maison", raconte-t-il.

Vincent Lagaf’ l’interpelle alors, en lui demandant s’il est possible de lui parler. La réaction ne va alors pas être celle escomptée : "Non, je vous demande de partir de chez moi", lui lance-t-elle. Vincent Lagaf’ donne par la suite les raisons de ce refus. "Un an avant, Pascal Bataille et Laurent Fontaine (Y’a que la vérité qui compte) l’avaient contactée parce qu’elle avait abandonné d’autres enfants dans sa vie, qui ont fait la démarche avec l’émission pour la retrouver. Elle va sur le plateau avec son mari, avec qui elle a déjà eu d’autres enfants. Le père apprend sur le plateau qu’elle a eu d’autres enfants avant, il fait un cancer et il meurt", raconte-t-il.

Vincent Lagaf’ ému en parlant de la réaction de sa mère : "Elle m’a abandonné une deuxième fois"

L’animateur évoque ensuite sa réaction personnelle, alors qu’il a été profondément choqué parce qu’il venait de se passer. "Moi quand j’arrive avec ma gueule enfarinée et que je lui demande si elle sait qui je suis… Je ne comprends et je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je retourne dans la voiture et là j’ai pleuré… Je ne savais pas qu’un homme pouvait pleurer comme ça. Nathalie me demandait ce qu’il s’était passé, même les clébards me regardaient assis. J’ai dit : ‘Je me suis fait abandonner une deuxième fois, par la même personne. Donc elle m’aimait pas. Elle n’a jamais voulu de moi. Je suis une merde de trottoir’", se souvient-il avec émotion.

Alors que sa compagne tente de le rassurer, en évoquant notamment son amour mais aussi celui du public pour l’animateur, ce dernier fait un constat déchirant. "Du point de vue du sang, je ne suis rien. À part mon fils, je n’ai rien", confie-t-il.

Vincent Lagaf’ va alors contacter sa mère biologique par téléphone, alors qu’il est dans sa voiture à quelques mètres de chez elle. "Je lui dis : ‘Ne raccrochez pas. Je suis né le 30 octobre 1959 et je m’appelais Franck’. Et là elle me fait ‘Oh mon Dieu. Je savais qu’un jour je vous reverrai’. Je me dis que là il se passe quelque chose. Elle me dit que l’homme que j’ai vu n’est pas mon père. On se donne rendez-vous à une piscine municipale. On a passé 6h à se parler sur la table du jardin. Pendant 6h elle m’a caressé la main. Mais ces retrouvailles ont été d’une violence inouïe. Je ne l’ai plus jamais revue après. Elle m’a demandé de ne jamais dire qui elle était tant qu’elle était vivante, parce qu’elle avait d’autres enfants qui n’étaient pas au courant de ce que j’étais", conclut-il, les larmes aux yeux.

Par
Aurélien Gaucher