Le 22 octobre dernier le psychiatre Laurent Karila de l’émission Ça commence aujourd’hui recevait Cartman dans son podcast Addiktion. En effet, l’animateur est comédien a accepté de se confier sans tabou au cours d’un long entretien, sur son passé de dépendance à l’alcool mais également aux drogues, et les raisons qui l’ont mené à autant consommer sans que personne ne le sache… « avant même de me lever, dans mon lit, la première chose que je faisais c’était d’allumer un pétard. Le reste est arrivé malheureusement quand le pétard ne suffisait plus », raconte-t-il.
"J’ai goûté à tout"
Cartman confie avoir commencé à consommer de la drogue à l’âge de 15 ans : « J’ai goûté à tout ce que je pensais être festif, dont énormément de cannabis de façon quotidienne et puis après plus tard par extension de la cocaïne, de l’ecstasy, de la MDMA… tout ce qui existe, tout ce qui pouvait à un moment donné me mettre dans un état un peu second » avoue-t-il. Très vite, le comédien bascule dans une consommation excessive « c’était un peu le moyen de sortir de la grisaille des cités de Sevran, où il régnait une ambiance très mélancolique » se souvient-il, après avoir quitté sa Corse natale.
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"Je pouvais fumer 50 pétards ça ne me faisait plus rien"
Vers l’âge de 21 ans alors qu’il débute à la radio Cartman confie fumer du cannabis « du matin au soir, vingt à vingt-cinq pétards par jour », mais affirme que cela n’a jamais impacté son travail d’animateur « Je travaillais beaucoup j’étais devenu monomaniaque ». Il est passé par la suite aux drogues « dures », car « je pouvais fumer 50 pétards ça ne me faisait plus rien. Mon cerveau avait dû trouver un système pour compenser »
La cocaïne est arrivée insidieusement, d’abord occasionnellement uniquement en soirée, « et puis finalement, tu commences à l’appeler le dealer, toutes les semaines, mais toujours pour faire la fête. Des soirées qui pouvait durer jusqu’au lendemain, 12h ou 14h (…) j’ai conduit mon scooter dans des états pas possible. Je n’avais plus conscience de la dangerosité, tout ce que tu fais devient bête » regrette-t-il.
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"Une envie de me suicider à petit feu"
C’est le décès brutal de sa mère des suites d’un AVC, qui va accélérer l’addiction de l’animateur « À ce moment-là, les pétards et la cocaïne ça va prendre énormément de place. Ça va être tout le temps. Moi, ça me propulse dans soit une envie de m’anesthésier, soit une envie de me suicider à petit feu aussi. Je pense que je suis un peu à cheval entre les deux, je ne vois pas tellement l’intérêt de la vie telle qu’elle est », a-t-il confié au psychiatre.
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"Je me suis dit je suis en train de mourir"
Dès lors, l’animateur radio passe d’une consommation de drogues « festives » à une consommation seul chez lui « en une nuit je pouvais prendre 4 grammes de cocaïne ! Je gérais les descentes avec du Xanax, des anxiolytiques. Je consommais pendant 3 jours et je faisais une pause de 2 jours » se souvient-il, une spirale infernale qui a durée 3 ans. Jusqu’au jour où il a le déclic après avoir fait un bad trip « je me suis dit je suis en train de mourir ». Cartman se dirige alors vers sa salle de bain et fait une chute dans sa baignoire, qui lui fera perdre connaissance « Je me réveille et il faisait jour (…) Quand je me réveille, je sais que je suis passé à côté d’un truc très grave et je me dis que j’ai choisi la vie. À partir de ce moment-là, trois mois, après tout était fini. D’abord la cocaïne, les pétards puis la cigarette.» a-t-il conclu.