Laurent Karila (Ça commence aujourd’hui), livre ses conseils pour lutter contre l’addiction au sexe

Publié le 5 avril 2024 à 14:05
ASTRID DI CROLLALANZA
Le psychiatre de l’émission Ça commence aujourd’hui est revenu sur la question de l’addiction sexuelle et évoque les thérapies pour aider les patients.

Le 1er avril dernier, Laurent Karila était invité sur le plateau du Buzz TV. Le célèbre psychiatre de l’émission Ça commence aujourd’hui, présentée par Faustine Bollaert, en a profité pour donner quelques conseils notamment en matière d’addiction, l’un de ses domaines de prédilection. « J’aime beaucoup traiter de l’addiction, mais je ne veux pas me cantonner à ce sujet. Au fil du temps, par exemple, je me suis passionné pour la question des seniors » nous avait-il également confié en interview.

A l’occasion de la sortie de son dernier livre Docteur : addict ou pas ? (éditions Harper Collins), Laurent Karila revient notamment sur la question de l’addiction au sexe en affirmant avoir reçu certains patients pouvant se masturber Jusqu’à 108 heures d’affilée…  « Oui, c’est arrivé, à l’un de mes patients. Là on est dans l’addiction sexuelle, il n’y a plus de plaisir. Le sexe est utilisé comme une drogue, pour ne plus souffrir. Ces patients-là souffrent, ils consomment du sexe, comme ils consommeraient de la cocaïne. Quand ils arrivent à l’orgasme, à l’éjaculation, à la finalité sexuelle, ils sont dans la honte, la culpabilité et le désespoir », explique-t-il.

Et d’illustrer son propos « Quand un sex-addict reçoit une super ou une mauvaise nouvelle, ou lorsqu’il est stressé… il se dit ‘ok je vais faire du sexe’. Tout à un rapport avec le sexe, il cherche un traitement pour compenser ». Pour lutter contre cette addiction, Laurent Karila préconise différentes thérapies « de base, on utilise ce qu’on appelle des entretiens motivationnels afin de motiver à changer le comportement du patient. On utilise aussi des techniques de thérapies cognitives et comportementales, qui vont agir sur ces pensées qui induisent des comportements inadaptés » a-t-il conclu.

Par
Thierry Claude