Alors que Léa Salamé n’avait jamais eu l’ambition de devenir la reine du 20 heures, la présidente de France Télévisions aurait fortement insisté pour qu’elle succède à Anne-Sophie Lapix, alors que Caroline Roux venait de refuser ce poste il y a quelques semaines. L’ancienne chroniqueuse de Laurent Ruquier a accepté à une condition : qu’elle conserve les commandes de son talk show hebdomadaire Quelle Époque !.
Pascal Praud surpris par Léa Salamé : "Au bout de seulement quelques jours, je lui ai dit…"
Ce lundi 1er septembre à 20h, donc, le premier journal télévisé de Léa Salamé va faire l’événement sur France 2. À tel point que – fait rare – la chaîne a mis les grands moyens en déployant une campagne promotionnelle inédite pour annoncer la nouvelle incarnation de ses journaux du soir. En plus des affiches publicitaires qui sont apparues un peu partout en France, une bande-annonce humoristique a été dévoilée. Tournée dans les couloirs de France Télévisions et mettant en scène Léa Salamé, cette publicité n’a pas connu le meilleur accueil de la part des internautes, qui regrettent la "starification" du JT de France 2 et estime que cette bande-annonce relègue l’actualité et l’information au second plan. Pascal Praud ne s’était donc pas trompé lorsqu’il avait été rejoint par Léa Salamé sur iTélé en 2010. "Au bout de seulement quelques jours, je lui ai dit : Vous, vous avez la star quality comme disent les Américains. Elle avait de l’ambition et les moyens de cette ambition", raconte-t-il dans Le Parisien. Co-animatrice aux côtés de Marc Fauvelle, elle présentait également à l’époque Ça se dispute, qui organisait des débats entre Éric Zemmour et Nicolas Domenach.
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Jean-Jérôme Bertolus, autre ancien visage d’iTélé, déclare également à nos confrères : "Elle était meilleure à l’antenne que les autres, avant tout parce qu’elle aimait ça gravement Elle avait une présence incroyable. Elle s’imposait naturellement par une forme de force tranquille. Elle était déjà star avant de le devenir. Elle était très consciente de sa valeur, sans être méprisante ni hautaine ". De son côté, Laurence Haïm qualifie Léa Salamé de journaliste "hyperambitieuse", "sympa", "cash" et "travailleuse". Un autre ex-confrère de la chaîne déclare : "Elle était très sûre d’elle. Certains prenaient ça pour de l’arrogance". Ce point de vue est partagé par une ancienne collège de la nouvelle présentatrice du 20h de France 2 : "Léa a parfois un petit côté Alain Delon en étant capable de parler d’elle à la troisième personne. C’est quelqu’un peut vous dire très tranquillement : ‘Je suis quand même très au-dessus’. Mais en même temps avec humour et légèreté. Elle y croit fort, mais jamais tout à fait. Elle n’oublie pas que c’est fragile". Enfin, un ancien présentateur de la chaîne d’info trouve que Léa Salamé est "très politique", qui aime le "pouvoir (…) davantage que l’argent", comme en témoigne son refus d’un salaire en or sur BFMTV cet été. Son secret ? Le "réseau très puissant" qu’elle a bâti tout au long de sa carrière, et son don de ne jamais faire de vague en "ne prenant pas beaucoup position". En résumé ? "Elle veut être aimée", conclut-il dans son analyse. En attendant lundi, l’animatrice peut compter sur le soutien de son ancien acolyte de Quelle Époque !, Christophe Dechavanne.