Laurence Ferrari se confie émue sur le suicide de sa mère : « Une vie entière pulvérisée… »

Publié le 16 avril 2025 à 8:34
Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM
Interrogée par Dominique Lagrou-Sempère, la journaliste Laurence Ferrari de CNews est revenue sur la mort de sa mère qui a bouleversé sa famille.

Laurence Ferrari n’avait que 22 ans lorsqu’elle a perdu sa mère brutalement. La journaliste, qui a "grandi à Aix-les-Bains entourée de parents aimants", a été confrontée en plus du deuil à la difficulté d’accepter le fait que sa mère a choisi de s’enlever la vie. Un drame survenu en 1989 sur lequel la journaliste est revenue dans un entretien accordé à Dominique Lagrou-Sempère sur la chaîne YouTube Entre vous et moi

Laurence Ferrari sur le suicide de sa mère

"J’ai une amie qui me dit : « Tu devrais appeler chez toi. » (…) Elle sait ce qu’il s’est passé, mais elle ne veut pas me le dire. Elle préfère que ce soit ma famille qui me le dise. J’appelle et ma sœur me dit : « Maman est morte ». Il n’y a pas d’autres façons de le dire. J’appelle mon père, qui me confirme la chose", a ainsi raconté Laurence Ferrari en précisant avoir appris les circonstances du drame alors qu’elle était dans le train avec sa sœur pour Aix-les-Bains. "Elle (sa mère, ndlr) n’était pas bien, elle a fait une dépression très sévère mais très rapide. Ça s’est passé sur un mois, c’était vraiment très violent, ça l’a balayée. On apprend qu’elle a décidé de se suicider. Le sol se dérobe sous mes pieds. Je me rappelle avoir pleuré au moment où je l’ai su, et après avoir arrêté. Parce que je devais me tenir droite pour mes sœurs (…) Ça n’a pas été simple. Je ne vous cache pas que ça a été une vie entière qui a été détruite, pulvérisée, atomisée", a ajouté la journaliste en soulignant que son père a été "admirable" et a tenu le choc pour ses enfants.

Pourquoi Laurence Ferrari ne culpabilise pas depuis la mort de sa mère

"C’est une épreuve absolue, c’est une mort, un suicide… Les questions que ça engendre… C’est la fin de votre enfance. C’est peut-être un symptôme post-traumatique, ma mémoire a effacé presque tous les souvenirs de ma mère. Je pense que ma mémoire m’a protégée pour me permettre d’avancer. Le jour de son enterrement, je me suis dit : « Sois tu t’effondres, sois tu continues »,  ça été aussi limpide que ça", a-t-elle confié avec émotion en évoquant la colère qu’elle ressent malgré tout. "J’ai décidé de ne pas culpabiliser, que si elle avait fait ce choix-là, je devais le respecter malgré tout ce que ça implique pour nous. En tant qu’adulte, j’ai compris. En tant qu’enfant, c’est plus compliqué. On se sent abandonné. C’est une étape compliquée à gérer", a-t-elle conclu.

Par
Clara Kolodny