Ces dernières années, Raphaël Quenard s’est imposé comme l’une des figures les plus marquantes du jeune cinéma français. En peu de temps, il est passé du statut d’inconnu à celui de comédien incontournable, en enchaînant les rôles singuliers. Originaire d’Échirolles, près de Grenoble, Raphaël Quenard a d’abord connu un parcours éloigné des plateaux de cinéma. Après des études scientifiques, un passage en BTS, puis un master de chimie organique, il entame une carrière dans la recherche avant de bifurquer vers le théâtre, mû par un besoin profond de se réinventer. Il s’inscrit au cours Florent, où il développe une technique solide et un style immédiatement reconnaissable et très vite, il tape dans l’œil des réalisateurs.
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Une nouvelle corde à l’arc de Raphaël Quenard
Le public le découvre notamment dans Les Olympiades de Jacques Audiard, mais c’est Chien de la casse, réalisé par Jean-Baptiste Durand, qui marque un tournant. Dans ce film sorti en 2023, il incarne un personnage aussi dur que touchant, aux côtés d’Anthony Bajon. Le duo d’acteurs reçoit des éloges unanimes, et Raphaël Quenard décroche une nomination aux César 2024 dans la catégorie du meilleur espoir masculin. Dans la foulée, il enchaîne les projets et on l’a notamment retrouvé dans Yannick de Quentin Dupieux. Il s’apprête à rajouter une nouvelle corde à son arc puisque le comédien va sortir son premier bouquin. "Ce que j’aime, c’est que les mots frappent, qu’ils touchent, qu’ils remuent", avait-il confié à Télérama et il semblerait qu’il soit passé à exécution.
Un livre censé être écrit sous pseudonyme
Son thriller est baptisé "Clamser à Tataouine" et sortira aux éditions Flammarion le 14 mai prochain. Raphaël Quenard ne compte pas le publier sous son vrai nom mais sous le pseudonyme Pierrot Tchitch déjà révélé… par sa maison d’édition. Nos confrères de BFMTV ont révélé que le livre se présentera sous forme de "confession glaçante" d’un "psychopathe diaboliquement pervers", selon la description de la maison d’édition. "Raphaël Quenard revisite le genre du snuff movie pour inventer le ‘snuff roman’", a ajouté Flammarion. "La discutable dextérité dont j’ai fait montre pour me dépatouiller de mon existence laisse à penser que je suis tout sauf un exemple à suivre. Jamais ô grand jamais mes actes n’auront décidément épousé mes convictions…", peut-on lire dans un premier extrait.
Sur la toile, les internautes ont été surpris de voir que ce livre censé être écrit avec un nom de plume a finalement été promu avec le nom et la photo du comédien. Ainsi, sur X, ancien Twitter, on a pu lire : "C’est Pierrot Tchitch ou Raphaël Quenard ? Faudrait savoir… Ou alors l’éditeur (et peut-être l’auteur) ont oublié à quoi sert un ‘nom de plume’ ? Début de promo de teubés, donc. Ça promet". D’autres, sur Instagram, ont été tout aussi peu tendres… "Que l’éditeur publie un roman sous pseudonyme mais en fasse la promotion en révélant la véritable identité de son auteur en joignant au livre un gigantesque bandeau avec le portrait de l’auteur en dit long sur ce que l’éditeur pense de la qualité littéraire de l’ouvrage", a analysé un internaute. Et une autre de renchérir : "À quoi ça sert qu’il choisisse un pseudonyme si l’éditeur (qui n’en a visiblement que faire) ajoute un bandeau avec son nom ??".