“La pudeur était loi” : François Cluzet se livre sur sa relation complexe avec son père dans En Aparté

Publié le 11 février 2025 à 8:16
Max/Starface
Dans l'émission de Nathalie Lévy sur Canal+ ce lundi, l'acteur a fait quelques confidences sur le départ de sa mère lorsqu'il avait 8 ans, et les conséquences sur sa vie adulte.

Encore une journée divine, c’est le nom de la nouvelle pièce de théâtre portée par un François Cluzet seul en scène, dans laquelle il incarne un psychanaliste qui se retrouve interné dans un hôpital psychiatrique. Pour en parler, Nathalie Lévy a reçu l’acteur dans son émission En Aparté ce lundi 10 février sur Canal+.

Le "trauma" de François Cluzet après une enfance douloureuse

En évoquant les points communs qu’il partage avec son personnage, François Cluzet est revenu sur le départ brutal de sa mère lorsqu’il avait 8 ans, le laissant avec un peur qui ne savait pas exprimer ses émotions. "Je me suis retrouvé avec une espèce de trauma. Et quand le succès est venu, d’un seul coup on décide que vous êtes formidable et vous vous rendez compte que vous avez qu’une envie, c’est de chialer. J’ai eu la chance, un jour, de vivre avec une femme qui m’a dit : ‘je peux beaucoup pour toi, mais je ne peux pas tout. Va voir quelqu’un’. (…) J’ai fait une analyse qui m’a fait un bien fou, parce que je ne savais pas de quoi je souffrais. C’est le cas de beaucoup de gens après l’enfance, si les choses ont été plus ou moins compliquées avec vos parents où l’environnement dans lequel vous avez évolué. (…) Il fallait débarrasser le plancher. J’avais besoin d’éclaircissement".

François Cluzet : sa recette pour trouver le "bonheur"

À la demande de son analyste, pour régler les soucis causés par le manque de communication de son père, François Cluzet a convié ce dernier à une séance d’analyse. "Mon père est arrivé en disant : ‘je te préviens, je ne crois pas aux gourous’. (…) C’est cette génération, celle de mon père, qui était né en 1924, ça existe encore. Ce n’était pas du virilisme, mais la pudeur était loi. C’est-à-dire que vous ne pouviez jamais ni dire ‘je t’aime’ à vos enfants, ni même parler de quelque chose qui était sensible. On ne pouvait pas parler de notre mère, par exemple, parce que mon père était dépressif et souffrait trop de son départ. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est la résilience. Me rendre compte que je vais avoir 70 ans et que je vis avec bonheur. Même si vous avez été enfouis dans un terrain qui vous a vraiment foutu par terre, sachez qu’il y a une porte de sortie à la douleur. Il faut se prendre en main, certainement se faire aider", a insisté le comédien, qui a récemment avoué avoir une méthode étonnante pour ne pas être dérangé lorsqu’il fait ses courses…

Par
Hugo Mallais