Après été repérée en 1996 dans l’émission Graines de star qu’elle a remportée à trois reprises sur M6, Nâdiya a été nommée pour la première fois aux Victoires de la Musique en 2002. Mais ce n’est que deux ans plus tard que l’artiste est parvenue à conquérir le coeur du grand public…
Nâdiya et son "coup de frein à main" à sa carrière
Après avoir enchaîné les tubes, pendant quatre ans et chanté le single le plus vendu de l’année 2008 en France Tired of being sorry (laisse le destin l’emporter) avec Enrique Iglesias, son quatrième album Électron libre n’a pas connu le succès et Nâdiya a alors pris une décision radicale : mettre sa carrière en pause pour une durée indéterminée. Après sept ans d’absence, elle revient avec un nouveau projet musical, un single intitulé DJ et de nouveaux concerts. Pour le média Herstory, elle raconte aujourd’hui pourquoi elle a quitté le devant de la scène aussi rapidement il y a plus de quinze ans : "J’ai mis un grand coup de frein à main parce que c’est un métier chronophage. J’ai donné beaucoup, j’ai élevé mon fils seul. (…) Je ne savais pas quand j’allais revenir". D’ailleurs, sa période de succès avait, elle aussi, posé problème à la chanteuse…
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La chanteuse franco-algérienne Nâdiya confrontée au racisme
En effet, devenir célèbre n’a pas apporté que des avantages à l’interprète de Tous ces mots : "Tu te dis que quand tu réussis socialement, c’est plus facile. Eh bien c’est à ce moment-là que, pour moi, c’était plus difficile. Parce que moi, je ne pouvais plus sortir ! Il y avait des gens qui venaient toquer à ma porte à 2, 3, 4 heures du matin… Ils avaient interpellé deux personnes qu’ils avaient mis en hôpital psychiatrique. On m’avait dit ‘il va falloir que vous déménagiez’… Faire mon petit marché, emmener mon fils avec moi, je ne pouvais plus faire toutes ces choses-là". Pire, elle a également été confrontée à la discrimination à cette époque : "Je crois que c’est la première fois que j’en parle, c’est marrant, mais c’était la première fois qu’en tant que franco-algérienne, je ressentais quelque chose parce que je suis algérienne. Je ne me suis jamais fait autant arrêter par les flics qu’à partir du jour où j’ai pu m’acheter ma petite voiture. On m’arrêtait parce qu’on me reconnaissait, mais on voulait m’aligner, ou on me disait : ‘Est-ce que ta voiture c’est la tienne ?’".