JoeyStarr n’a jamais mis de filtre pour évoquer ce qu’il pense de la société française, ni lorsqu’il marquait l’histoire du rap avec NTM ni lors de ses différents passages dans les médias. Et le comédien et rappeur ne compte pas s’arrêter de sitôt de vider son sac et dire sans détour ce qu’il a sur le cœur. La preuve dans son entretien publié dans le dernier numéro du Point.
JoeyStarr défend la liberté d’expression
A nos confrères, le rappeur et comédien confirme qu’il a "laissé le politiquement correct chez lui" depuis longtemps. "Je ne sais pas si un groupe qui s’appellerait Nique ta mère (NTM) ne se ferait pas égorger aujourd’hui. Hier on nous prenait la tête sur nos propos alors qu’on était un peu moins individualistes qu’actuellement, on avait une réflexion sur ce qui nous entourait, et on se faisait attaquer dans tous les sens", souligne celui qui regrette le manque d’engagement dans le rap d’aujourd’hui. Lui le clame haut et fort : i l est pour la liberté d’expression même s’il "garde en tête qu’il a des enfants qui peuvent être fragilisés par cette liberté". "Maintenant, ils m’ont assez côtoyé pour comprendre et en rire", poursuit-il en ajoutant qu’il "pratique assez souvent le racisme ordinaire dans son cercle". Et il explique pourquoi : "J’ai grandi dans un endroit où on arrivait de tout bord, et où on avait toujours un petit tacle à faire sur tel ou tel stigmate de nos origines, ça nous faisait rire, tout le monde charriait tout le monde, dans l’égalité ».
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JoeyStarr revient sur son récent passage sur CNews
Le ton semble moins calme lorsque nos confrères l’interrogent sur son passage en mai dernier sur le plateau de L’Heure des pros de Pascal Praud (CNews). "Je fais de la promo, j’ai un truc à vendre et en vrai, si je pouvais, je resterais chez moi, mais on dit que j’aurais changé de bord parce que je suis chez Pascal Praud ? Mais j’en ai rien à foutre", répond ainsi le héros de la série Le Remplaçant (TF1) passablement énervé. "Qui sont ces gens qui pensent qu’il y a une polémique là-dessus ? (…) Si tout est sujet à polémique, je m’en vais, tu pourras l’écrire dans ton article, ça en fera une autre de polémique", lance-t-il avant de mettre brutalement fin à l’entretien.