La scolarité est parfois une étape difficile pour les enfants. Harcèlement, brimades, nombreux sont les élèves à avoir eu une enfance compliquée. Mais si vous ajoutez à cela du racisme, cela peut vite virer au cauchemar. C’est ce qu’a vécu le pilote de Formule 1 Lewis Hamilton, comme il l’a confié dans le podcast On Purpose, mis en ligne ce lundi 23 janvier. "J’ai commencé à être harcelé à l’âge de six ans. Dans mon école, j’étais l’un des trois seuls enfants de couleur et des gars plus grands, plus forts, me harcelaient très souvent", a-t-il confié en préambule sur cette période qu’il considère comme "la plus traumatisante et difficile" de sa vie. "Les coups tout le temps, les choses que l’on jetait sur moi, comme des bananes, et des gens qui utilisaient le mot en N (nègre) en toute tranquillité, des gens qui me traitaient de demi-sang, et ne pas savoir quelle était ma place : pour moi, c’était très difficile", a-t-il poursuivi, selon des propos rapportés par nos confrères du Parisien.
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"Je ne me sentais pas de rentrer à la maison et de dire à mes parents que ces enfants me traitaient de nègre, ou que j’avais été harcelé ou frappé à l’école. Je ne voulais pas que mon père pense que je n’étais pas fort", a continué le champion de 38 ans qui est le seul pilote noir de F1 en activité. En novembre 2021, c’est l’ancien pilote Nelson Piquet, triple champion brésilien de F1 dans les années 1980, qui avait tenu des propos racistes contre Hamilton, lors d’une interview à CNN Brasil. En effet, il avait employé le terme "neguinho" ("petit noir" en brésilien) pour évoquer le Britannique. "Ce sont plus que des paroles. Ces mentalités archaïques doivent changer et n’ont pas de place dans notre sport", avait réagi Hamilton, déplorant être "entouré de comportements tels que celui-là et pris pour cible" toute sa vie. L.C