C’est à cœur ouvert que Bruno Solo s’est confié sur l’une de ses vilaines habitudes de jeunesse dans le podcast Face à la juge Gruwez de la RTBF. Dans ce long entretien, le comédien et figure incontournable de Caméra Café explique ainsi avoir grandi au sein d’une "famille qui n’avait pas beaucoup d’argent", avec un père ouvrier en bâtiment et une mère au foyer. Un manque de moyens qui ne l’a pas empêché de vouloir avoir "la même chose que les autres". Il ne cache pas qu’il s’est donc mis à voler dans les magasins "tout ce qui lui passait sous la main".
"C’était devenu une sorte d’exercice et d’addiction", reconnaît-il en précisant que chaparder dans les magasins était même un des défis qu’il se lançait avec ses amis. "C’était à celui qui volait le plus (…) Je n’ai pas beaucoup joué au tennis avec des raquettes que j’avais achetées", confie-t-il ainsi en précisant avoir aussi dérobé des shorts. Il a même piqué des plantes pour faire plaisir à sa mère qui n’avait pas les moyens d’en acheter.
À lire également
Il avoue d’ailleurs que voler des objets énormes était particulièrement facile à l’époque. Il avait d’ailleurs une technique bien à lui pour ne pas se faire arrêter au moment de sortir du magasin. "Je vous parle des années 1970/1980, les caisses n’étaient pas automatiques. Il y avait des sorties libres. Les gars ne pouvaient pas imaginer que la plante était un truc que vous aviez volé. On vole des objets qu’on peut mettre dans la poche ou camoufler. C’est là que vous vous faites choper !"
En ne cachant pas son larcin, il a ainsi pu sortir sans problème des magasins avec des ballons de basket, des tennis, des shorts et des plantes. Ce qui ne l’a pas empêché d’être parfois inquiété par la sécurité du magasin. "On était assez doués, mais on s’est fait choper quelques fois", conclut Bruno Solo.
Clara Kolodny