Dimanche 21 septembre, dans son "Portrait de la semaine" diffusé sur TF1, Audrey Crespo-Mara a accueilli Marina Foïs. L’actrice, attendue au cinéma le 1er octobre dans Moi qui t’aimais de Diane Kurys, prête ses traits à Simone Signoret aux côtés de Roschdy Zem, qui incarne Yves Montand. Le film s’intéresse aux douze dernières années du couple mythique. Derrière ce rôle d’icône du 7e art, Marina Foïs a livré un témoignage bouleversant sur sa propre histoire… Elle a évoqué la perte de son frère, survenue lorsqu’elle avait 29 ans.
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"Il pilotait des petits avions et il est mort dans un accident d’avion. On était très, très proches. On avait deux ans et demi de différence. C’est vrai que, quand il y avait des conflits avec mes parents, il prenait systématiquement ma défense. Même quand j’avais tort. Donc, c’était un vrai frère", a-t-elle confié avec émotion. Ce deuil, elle le décrit comme une douleur particulière, marquée par l’absence dans ses souvenirs d’enfance… "C’est une douleur… C’est un deuil qui est très particulier. Ça touche à l’enfance et ça touche aux souvenirs. Donc moi, pendant longtemps, penser à mon enfance a été douloureux parce qu’il n’était plus là. J’ai arrêté d’aller en Italie pendant dix ans, parce que l’Italie c’était lui, c’était toutes nos vacances", a-t-elle raconté.
Ne croyant pas à une vie après la mort, Marina Foïs ne trouve aucun apaisement dans l’idée d’un dialogue spirituel avec son frère disparu. "Je ne suis pas croyante. Pour moi, la mort, c’est la fin. Je n’ai pas de dialogue (avec lui). Cette conversation s’est brutalement interrompue et j’avoue que je ne suis pas d’accord avec cette idée-là. J’ai considéré qu’il m’avait abandonnée, d’une certaine manière. Il m’a laissée finir ma vie sans lui. Ce n’est pas juste, je n’étais pas contente", a-t-elle avoué sans détour. Pourtant, malgré ce drame, la comédienne a trouvé la force de se reconstruire.
La comédienne regrette d’avoir ouvert son coeur…
Elle reconnaît avoir eu une vie riche et pleine d’opportunités. "Je suis très dotée, moi, dans la vie. Je suis née dans une famille aisée, avec des parents qui s’aimaient, qui ont choisi de faire des enfants, qui ont aimé leurs enfants. Et quand j’ai commencé à travailler, j’ai travaillé tout le temps, beaucoup. Je me suis sentie reconnue assez vite. Donc, j’ai beaucoup de chance !", a concédé Marina Foïs. Une rencontre amoureuse, quelques jours seulement avant la mort de son frère, lui a permis de s’accrocher au bonheur.
"Après j’ai rencontré un homme que j’ai aimé, j’ai eu deux enfants. Je l’ai rencontré dix jours avant la mort de mon frère. Elle est comme ça la vie : un immense malheur avec un très grand bonheur", a-t–elle raconté. Et de conclure : "La tristesse n’empêche pas la joie, c’est ça qui est bizarre. La joie, c’est une discipline". Si elle avait choisi d’ouvrir son coeur, la soeur de Giulia Foïs a confié avoir certains regrets à nos confrères de Paris Match. "Moi, je ne raconterai plus jamais rien de privé. J’ai parlé ponctuellement de la mort de mon frère. Je me suis toujours sentie dégueulasse après l’avoir fait", a-t-elle d’abord déclaré ce jeudi 25 septembre. Pourquoi ? "Parce que la vie est violente pour tout le monde. Parce que ce n’est pas que ma vie, c’est aussi celle de ma famille", s’est-elle justifiée. Et d’enfoncer le clou : "Je me suis sentie atrocement impudique".