« Je n’ai pas les moyens » : Matthieu Lartot se livre sur ce sacrifice qu’il a dû faire après son amputation

Publié le 21 août 2023 à 11:11
Abaca
Dans une interview accordée à "Télé 2 Semaines", le journaliste est revenu sur son amputation et ses conséquences.

Les téléspectateurs attendent son retour avec impatience. Quelques semaines après l’amputation de sa jambe droite survenue après une rechute de son cancer du genou, Matthieu Lartot va revenir à l’antenne, sur France Télévisions, à l’occasion de la Coupe du monde de rugby. "Salut les amis de Stade 2 ! Je sais qu’en mon absence, la maison est bien gardée mais sachez que mon retour approche. Je vous donne rendez-vous le 10 septembre prochain pour l’ouverture de la Coupe du monde de rugby sur les antennes de France Télévisions", avait-il annoncé durant l’émission sportive, à la fin du mois de juillet dernier. Dans les colonnes de nos confrères de Télé 2 Semaines, il a accepté d’évoquer son état de santé et son retour à l’écran. "Je ne pensais pas récupérer aussi rapidement, les kinés et les médecins non plus. Ils sont bluffés et surpris. C’est le scénario idéal", s’est-il félicité en préambule. Il assure également qu’en plus d’avoir reçu de précieux conseils d’athlètes handisport, l’arrivée de la Coupe du monde a fait office de source de motivation pour sa rééducation. 

"Ça a été un très grand moteur. Si les médecins étaient là, ils vous le diraient… Je leur ai mis une énorme pression pour être prêt à temps", a-t-il continué. Il a tenu à remercier ses collègues qui le soutiennent et s’est confié sur les difficultés qu’il rencontre au quotidien. "Je me prends de plein fouet la complexité du handicap dans la vie de tous les jours, et c’est inadmissible! Si ma parole peut avoir du poids, je vais la faire entendre sur ce sujet et sur celui de l’appareillage. La meilleure prothèse du genou coûte 100000 euros. Je n’ai pas les moyens de me la payer, comme beaucoup d’autres malades du cancer", a-t-il déploré. Pour terminer sur une note sportive, il s’est félicité de l’état de forme de l’équipe de France qu’il voit "championne du monde" à l’issue de la compétition.  

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