Matthieu Lartot poursuit son match contre la maladie. Le 18 avril dernier, le commentateur de France Télévisions annonçait sur Instagram qu’il devait mettre en parenthèses son activité professionnelle en raison de la récidive de son cancer du genou : "Je suis contraint de m’éloigner de l’antenne pour remonter sur le ring et combattre le cancer une deuxième fois ! 26 ans après, l’histoire bégaie malheureusement. Il y avait 1 à 5% de chance que ça arrive et c’est arrivé. Ça va secouer très fort mais je suis prêt et très bien entouré."
Dans un entretien paru dans Paris Match ce jeudi 17 août, Matthieu Lartot s’est confié sur la récidive de son cancer : "La radiothérapie est faite pour soigner, mais il arrive qu’une cellule ne soit pas totalement détruite et se développe à nouveau quelques années plus tard, vingt-cinq pour moi. En règle générale, ces tumeurs ne peuvent être traitées par chimiothérapie, ce qui explique le pessimisme des médecins au départ. Le sarcome était six fois plus gros que le premier."
Par conséquent, Matthieu Lartot a dû passer par une épreuve difficile, puisqu’au mois de juin dernier, le journaliste s’est fait amputer de la jambe droite : "J’ai eu de la chance : la chimiothérapie a pu réduire la taille de la tumeur et me permettre d’avoir une amputation plus basse. On a gagné 2 centimètres. Pour l’appareillage et le confort de marche, ce n’est pas négligeable." Une étape à laquelle s’attendait la voix du rugby dès l’instant où la maladie était revenue : "Quand la chirurgienne m’a annoncé la récidive du cancer, c’est moi qui lui ai posé la question: ‘Vous allez m’amputer?’ Elle a hoché la tête. J’ai répondu : ‘On y va.’ Elle était surprise, mais c’était ça ou je mourais. Il n’y a pas le choix !"
Désormais, Matthieu Lartot est toujours aussi déterminé à aller de l’avant, lui qui fera son grand retour au micro de France Télévisions à l’occasion de la Coupe du monde de rugby, qui a lieu du 8 septembre au 28 octobre en France : "Il faut accepter le fait que sa vie ne sera plus la même. Je ne suis pas du genre à me morfondre. Physiquement, c’est très exigeant ce que je vis. Il fallait que mon cerveau soit prêt à mener cette rééducation. Je me projette dans le positif. Bientôt, je vais pouvoir skier, pédaler, tout ce qu’il m’était impossible de faire depuis vingt-cinq ans. Après la maladie, il doit y avoir la vie."