“On vit longtemps avec la menace” : Matthieu Lartot atteint d’un cancer, il se confie sur son amputation

Publié le 9 août 2023 à 8:28
ABACA
Après avoir subi une amputation en juin dernier à cause d'un cancer au genou, Matthieu Lartot donne de ses nouvelles alors qu'il se prépare à commenter les matchs de la Coupe du monde de rugby pour France Télévisions.

Matthieu Lartot est actuellement engagé dans les préparatifs intensifs de la Coupe du monde de rugby, dont le coup d’envoi sera donné le 8 septembre. Malgré la rechute de son cancer au genou, qui a entraîné une amputation de sa jambe droite le 16 juin dernier, le journaliste de France Télévisions s’apprête à quitter prochainement son centre de rééducation pour reprendre son rôle de commentateur. 

Le journaliste a confié dans les colonnes du Point qu’il “ne se considère pas encore à l’abri”. Son cancer, qui s’est déclenché la première fois alors qu’il était jeune adulte, peut en effet faire un “retour sournois”. 

“Je vais encore être sous étroite surveillance pendant cinq ans", confie le journaliste. “Cet acte chirurgical lourd était une question de survie pour moi. Il m’a permis de me débarrasser d’une maladie que je subis depuis l’adolescence et les médecins et moi nous sommes donné le maximum de chances pour l’éradiquer définitivement”, explique ce papa de deux grands enfants. 

Cette amputation, Matthieu Lartot s’y préparait depuis longtemps, comme il l’explique : “à la différence d’accidentés de la route, qui se réveillent un matin sans un de leurs membres, je m’étais mentalement préparé, pendant vingt-cinq ans, à vivre ça un jour. Ma jambe était abîmée, raide, et l’amputation était, depuis longtemps, une éventualité”. 

En véritable battant, Matthieu Lartot a fait d’énormes progrès pour réapprendre à marcher. Il confie : “On se refait une santé physique (kiné, gainage, cardio), car l’appareillage l’exige. Puis on nous réapprend à marcher, comme à des enfants, avec ce prolongement d’un corps qui n’est pas le nôtre et qu’il faut s’approprier pour retrouver une mobilité et une autonomie. Ma chance a été que mes deux cures de chimiothérapie ont contenu puis fait régresser la tumeur et permis de gagner quelques précieux centimètres, lors de l’opération”. 

S’il a décidé de médiatiser sa maladie et son combat, c’est pour montrer qu’il “n’y a pas de honte à être malade”. Mathieu Lartot a reçu beaucoup de soutien quite à ses posts sur les réseaux sociaux. “Beaucoup me remercient d’en parler, s’identifient, puisent de la force dans mes propos. Et c’est vertueux ! Si je peux aider ces personnes, l’élan de bienveillance et de solidarité que je reçois en retour m’aide aussi, au quotidien”, confie-t-il. 

Positif et bienveillant, Matthieu Lartot espère que son “retour à l’antenne” puisse “montrer que si le cancer plonge dans un monde parallèle – jalonné d’examens médicaux, d’angoisses et de lourds traitements –, il est aussi possible que les choses se passent bien”.

Par
Mélissa Tellaa