Éric Dussart et Jade recevaient ce samedi 10 mai Antoine de Caunes sur RTL, à l’occasion de la sortie il y a quelques semaines de sa bande-dessinée Il déserte – Georges ou la vie sauvage. Co-écrite avec Xavier Coste, elle raconte l’exil de son père le journaliste Georges de Caunes sur une île déserte pendant quatre mois alors qu’il n’avait que huit ans.
Viré du Grand Journal du jour au lendemain par Vincent Bolloré
Au cours de l’émission, Antoine de Caunes a été interrogé sur son éviction du Grand Journal décidée par Vincent Bolloré à son arrivée en tant qu’actionnaire principal du groupe Canal+ en 2015. "On était prêt à envoyer sur une saison 3 qui aurait été plus à ma main. (…) On était sur le chemin de la troisième saison. On avait dit : on arrête les politiques et on refait vraiment un show comme on a envie de le faire, en s’amusant. Là, c’était évidemment très séduisant", se souvient celui qui en avait assez d’interviewer des personnalités politiques qui l’intéressaient "assez peu", et souhaitait parler exclusivement de culture. Son départ a été annoncé très tard, au début de l’été, "juste au moment où vous vous dites ‘là je vais m’amuser, je vais pouvoir faire du De Caunes".
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Antoine de Caunes : le deuil tardif de la mort de ses parents
"J’ai été triste et malheureux de ça. Je me suis tapé une bonne petite déprime, bien solide. Mais la dépression était un mélange de plein d’autres choses", confie l’animateur, qui, à ce moment-là, avait ressenti la douleur de ses blessures non-cicatrisées. "Le deuil de mes parents, que je n’avais pas vraiment fait correctement. Ils avaient disparu des années plus tôt et j’avais enfoui ça sous des coussins en disant ‘on verra plus tard’. (…) Et puis tout ça m’est revenu, ça m’a re-sauté à la gueule d’un seul coup et j’ai passé un sale moment", explique Antoine de Caunes. Aujourd’hui, il est à la tête du magazine trimestriel Vieux et prépare un film au cinéma avec son ancien acolyte, et ami de toujours, José Garcia…