Depuis l’accident de Pierre Palmade en février dernier, les proches de l’humoriste et comédien se sont murés dans le silence. Seule Muriel Robin a fait un court commentaire en mars dernier lors de l’avant-première d’un film. "Je pense essentiellement aux victimes. Le papa est encore à l’hôpital, on n’est même pas sûr qu’il soit rentré. J’espère que le justice fera ce qu’il faut pour les… Je ne peux même pas dire la phrase, ‘adoucir’ ou quoi que ce soit, parce que ce qu’ils vivent ne peut pas être adouci", a-t-elle affirmé sur BFM TV.
Grande complice de Pierre Palmade avec lequel elle a joué, Ils s’aiment, Ils se sont aimés ou encore Ils se re-aiment, Michèle Laroque a pris son temps avant d’accepter d’évoquer publiquement cet accident dramatique. C’est désormais chose faite dans le dernier numéro de Paris Match dont elle fait la Une. Affirmant "comprendre" le fait de "se droguer et s’anesthésier pour ne pas souffrir", elle qui s’est réfugiée dans l’alcool et les médicaments pendant sa crise d’adolescence, la comédienne ne cache pas que les déboires de Pierre Palmade et les conséquences pour ses victimes sont "un immense chagrin" pour elle.
Comment Michèle Laroque a tenté d’aider Pierre Palmade
A la question, "vous ne vous y attendiez pas un peu ?", elle ne répond pas frontalement mais précise seulement que son ami ne "conduisait jamais, quel que soit son état". Consciente des addictions de celui qu’elle connaissait depuis si longtemps, Michèle Laroque affirme avoir "vraiment tenté beaucoup de choses" pour l’aider à s’en sortir, comme "des conseils de soin, des thérapies". "Il a vraiment essayé et j’en suis le témoin. Mais nous sommes tous différents. J’ai essayé de comprendre, ce qui ne veut pas dire excuser. En tout cas, nous avons vécu ensemble, grâce au public, des moments exceptionnels".
Qualifiant l’accident de "choc si violent", elle avoue avoir "toujours cru" qu’il arriverait à décrocher malgré toutes ses rechutes. Mais fataliste, elle ajoute qu’elle ne "peut pas agir sur sa vie". "J’ai souvent tenté d’alléger la peine de mes proches avec amour et compréhension. Mais on ne peut pas empêcher l’autre de suivre une trajectoire dramatique", souffle-t-elle dans Paris Match avant de saluer "le talent fou" de celui qui n’a "pas réglé ses problèmes".
"Tout ce que j’avais à lui dire, je le lui ai dit et je continuerai. Mais ça reste entre lui et moi", poursuit-elle en refusant de commenter davantage l’accident ou de réagir aux photos prises de Pierre Palmade en boîte de nuit. Même quasi-mutisme lorsque la journaliste aborde les moments où le comédien était "défoncé sur scène" alors qu’ils jouaient une pièce. "Cela fait partie des souvenirs que je garde pour moi". Tout juste consent-elle à avouer qu’elle "n’était pas en colère mais triste pour lui". "C’est ce qui le faisait arrêter parce qu’il ne supportait pas de me voir triste, les larmes aux yeux", conclut-elle.
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