“J’ai ouvert l’enveloppe et je n’ai pas fait ma fière” : Daphné Bürki, émue, annonce une bonne nouvelle

Publié le 5 mai 2025 à 17:01
Starface
Après avoir traversé le deuil de son compagnon et brillé aux Jeux Olympiques de Paris, l'animatrice vient de recevoir une distinction prestigieuse qui la bouleverse.

Une reconnaissance qui arrive comme un baume au cœur. Ce dimanche 5 mai 2025, Daphné Bürki a partagé avec émotion une nouvelle qui l’a profondément touchée : sa nomination en tant que Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres. 

Daphné Bürki émue par cette distinction

C’est par une publication sur ses réseaux sociaux que la juge phare de Drag Race France a choisi d’annoncer cette reconnaissance. “Je partage avec vous la lettre par laquelle j’ai découvert que j’étais Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres”, a-t-elle écrit, accompagnant son message du précieux courrier officiel. Dans une vidéo visiblement tournée sur le vif, Daphné Bürki se livre sans filtre sur ce moment particulier.

“J’ai ouvert l’enveloppe et je n’ai pas fait ma fière”, confie-t-elle, la voix tremblante d’émotion. “Les yeux qui brûlent un peu parce qu’on ne s’y attend pas, mais quand ça arrive ça vous traverse ! Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres. C’est marqué là hein !”

Avec la sensibilité et la sincérité qui la caractérisent, l’animatrice poursuit : “Bon alors, je n’ai pas de cheval, mais j’ai une armure et je le sais depuis longtemps parce qu’elle est faite de vous ! Elle vous regarde, vos retours, de vos bras tendus, de vos mots francs, même quand ça pique ! Et puis, il y a la culture aussi.”

La culture comme ancrage dans la tempête

Cette distinction prend une résonance toute particulière après l’année mouvementée que vient de traverser l’animatrice de 46 ans. Face caméra, Daphné Bürki livre une réflexion personnelle et profonde sur ce que représente pour elle cette reconnaissance : “Ce n’est pas un privilège ! Ce n’est pas un gros mot, elle n’est pas une option, c’est une nécessité. Un truc qui sauve, qui répare, qui fait tenir debout quand tout vacille ! Alors non, ce n’est pas un trophée cette médaille, c’est un souffle pour moi ! Ah vas-y, continue, expérimente encore, reste libre ! Alors merci à vous, pour l’élan, pour le feu et puis pour le vertige aussi.”

Une année entre deuil et lumière olympique

Car l’année écoulée a été marquée par des hauts et des bas pour Daphné Bürki. En avril 2024, la présentatrice a vécu une tragédie personnelle avec la disparition de son compagnon David Hache, photographe de profession, alors qu’il n’avait que 42 ans. Elle avait attendu le mois de mai pour partager cette douloureuse nouvelle avec sa communauté.

“Mon amour, Je t’aime de toute mon âme. Merci de m’avoir aimé comme tu l’as fait. Tu étais si précieux pour tes amis et ta famille. Tu peux marcher en moi, tu resteras ma lumière”, avait-elle écrit le 1er mai 2024, dans un message poignant accompagné d’une photo où on la voyait enlacer son amoureux.

Quelques semaines après cette épreuve, Daphné Bürki s’est plongée corps et âme dans ce qu’elle qualifiait comme “le projet de sa vie” : les Jeux Olympiques de Paris. Directrice des costumes pour les quatre cérémonies des JO et des Paralympiques, elle a également eu l’honneur de les commenter pour les téléspectateurs.

Dans une interview accordée à Madame Figaro en janvier dernier, elle avait confié avec pudeur : “Encore une fois, je me suis accrochée à la création, qui m’a soutenue durant une expérience très douloureuse que j’ai vécue peu avant la cérémonie…”

Le soir de la cérémonie d’ouverture des JO, la maman de Suzanne et Hedda avait d’ailleurs rendu un hommage touchant à son compagnon disparu. Après avoir félicité ses collègues pour leur travail, peinant à retenir ses larmes, elle avait lancé : “Et une spéciale dédicace à David : c’était pour toi…” 

Une renaissance symbolique pour Daphné Bürki

Cette nomination en tant que Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres apparaît ainsi comme une forme de renaissance pour Daphné Bürki, après ce qu’elle a elle-même qualifié de “chaos de cette dernière année”. Une distinction qui vient reconnaître non seulement son talent et sa créativité, mais aussi sa résilience face aux épreuves.

“Quand je pédale contre la tristesse, c’est sur mon vélo”, confiait-elle à Libération en juillet dernier. Aujourd’hui, cette médaille représente pour elle ce “souffle” qui l’encourage à poursuivre sa route, à “continuer, expérimenter encore, rester libre”.

Par
Mélissa Tellaa