C’était il y a quinze ans. Le 26 juin 2009, le monde apprenait la mort de Michael Jackson des suites d’un arrêt cardiaque dû à une intoxication aiguë au propofol. Depuis, une bataille judiciaire autour de son héritage et ses 500 millions de dettes a été lancée et les proches du roi de la pop y vont de leurs révélations sur sa vie. Récemment, c’est son garde du corps Bill Whitfield qui s’est livré. Dans les colonnes du Sun, celui qui a travaillé pour l’artiste depuis décembre 2006 raconte que Michael Jackson était très affecté par les accusations d’abus sexuels sur enfants à son encontre.
Un scandale qui a marqué les dernières années de sa vie le rendant "très triste" : "Ces accusations lui ont fait du mal et l’ont même changé". Après l’avoir côtoyé pendant de nombreuses années, Bill Whitfield partage son avis sur l’affaire : "Ce n’était pas son caractère. Il fallait être à ses côtés pour le connaître et j’étais là. Donc non, ce n’était pas lui. Et ça me surprend toujours d’entendre des choses comme ça". Un avis qu’il explique : "J’ai prêté une attention particulière à lui et à son environnement et à la façon dont il interagissait avec ses enfants et d’autres personnes. Je n’ai jamais voulu croire ces choses, mais j’ai gardé un œil sur lui, j’ai fait particulièrement attention, parce que je ne le connaissais pas avant de commencer à travailler pour lui".
Ainsi, il regrette que Michael Jackson, devenu "un bon ami", n’ait "pas été là assez longtemps pour raconter sa version de l’histoire afin que les gens puissent mieux comprendre qui il était". Celui qui a été décrit dans la presse ou au tribunal "n’était pas l’homme [qu’il] connaissai[t]" : "Il ne ferait aucun mal à un enfant". À tel point que l’interprète des titres Billie Jean, Beat it et Bad lui aurait dit "qu’il se trancherait les veines avant de blesser un enfant". Pour Bill Whitfield, les conséquences des deux procès contre Michael Jackson ont été lourdes : "Je voyais qu’il était un peu plus fragile que d’habitude. Je voyais que ça lui pesait […]. Il était vraiment stressé et le stress tue".
La dernière année "mouvementée" de Michael Jackson
Évoquant la dernière année de vie du père de Paris, Prince et Blanket, il rappelle qu’il s’était installé à Los Angeles où il répétait pour sa résidence This Is It à l’O2 Arena de Londres sur 50 dates de juillet 2009 à mars 2010. Selon Bill Whitfield, il passait des heures à répéter et "beaucoup de choses avaient changé" : "Il y avait plus de monde dans sa vie et c’est devenu mouvementé. Je voyais qu’il était un peu plus fragile que d’habitude, il répétait beaucoup. Je voyais que ça lui pesait". Quant aux hypothèses autour de sa mort, et notamment celle de la préméditation, il glisse : "Est-ce que je pense que quelqu’un a fait une erreur ? Oui. J’ai essayé de réfléchir à la question de savoir si cela aurait pu être intentionnel. Mais l’idée qu’il soit mort intentionnellement aux mains de quelqu’un ne me concerne pas".
Avant d’expliquer : "On m’a souvent demandé ce qui, selon moi, l’avait tué. Et j’ai répondu à beaucoup de gens, à peu près n’importe quoi. Et cela inclut beaucoup d’entre nous. Il y avait tellement de gens qui voulaient non seulement être près de lui, mais il y avait tellement de gens qui voulaient quelque chose de lui". Il conclut alors : "J’aime à penser qu’il n’est pas simplement décédé, il est parti. Il a quitté cet endroit, ce monde, pour un endroit meilleur, car le repos dont il avait besoin, il ne l’aurait jamais eu dans cette vie".