Véronique Jannot revient de loin. En 1979, alors qu’elle est âgée de 22 ans et que sa carrière de comédienne est en pleine ascension, un cancer du col de l’utérus lui est diagnostiqué. Un énorme coup de massue pour la jeune femme à l’époque, comme elle l’a évoqué dans les colonnes de Télé Star ce lundi 9 octobre : "Quand on m’a annoncé que je ne pourrai jamais avoir d’enfant, le sol s’est ouvert sous mes pieds. Cette souffrance s’est atténuée vers la quarantaine, à l’âge où la maternité n’était plus vraiment un sujet."
À lire également
En marge de cette douloureuse épreuve, Véronique Jannot débute le tournage du film Le Toubib. Une délivrance pour l’actrice : "La spiritualité m’a énormément aidée. Mais la chimiothérapie est une épreuve et m’avait enlevé le goût de la vie. Si je suis vivante aujourd’hui, c’est peut-être aussi grâce au tournage, en 1979, du film Le Toubib de Pierre Granier-Deferre. Je jouais une infirmière condamnée. Je tenais tellement à ce rôle que j’avais caché mes séances de chimiothérapie." La native d’Annecy a pu compter sur le soutien d’Alain Delon, même si ce dernier a eu du mal à accepter la nouvelle : "Quand la vérité a été révélée, le tournage est devenu plus compliqué. Alain Delon n’avait pas aimé que je lui mente, ce qui est normal. Pour autant, il s’est montré très paternel avec moi. Je lui voue une éternelle reconnaissance."
À lire également
En 2014, alors qu’elle milite depuis de nombreuses années pour la liberté au Tibet, Véronique Jannot franchit le pas et devient mère à 57 ans, en adoptant Migmar, une adolescente tibétaine de 15 ans orpheline. Une étape importante pour l’artiste française, qui n’a pas pu au début compter sur l’approbation de ses proches : "La plupart de mes amies et même ma mère m’ont traitée d’inconsciente. Adopter à mon âge, qui plus est une adolescente de 15 ans… Je ne songeais plus à l’adoption jusqu’à ma rencontre avec cette jeune fille. Je crois aux grandes lignes de la vie et Migmar devait croiser la mienne. Aujourd’hui, c’est du bonheur. Notre rapport est riche et plein de complicité. D’autant qu’elle s’engage sur la même voie que moi mais de l’autre côté de la caméra."