“Il y a un moment où le corps encaisse” : Guillaume Durand évoque les causes de son cancer de la mâchoire (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:47
Invité sur France 5 dans l'émission C Médiatique de Mélanie Taravant, le journaliste aux 45 années de carrière a fait des confidences sur sa santé.

C médiatique recevait Guillaume Durand ce dimanche 8 décembre sur France 5 pour promouvoir son ouvrage Bande à part paru au mois de septembre dernier. Un passage du livre a particulièrement intéressé le chroniqueur François Saltiel, qui l’a interrogé sur sa relatiion au journalisme.

Cancer de la mâchoire : Guillaume Durand se confie

"Vous dites dans votre ouvrage que le journalisme est un métier très prenant, une dévoration, en soi. C’est un métier qui abîme et qui abîme aussi la santé. (…) Est-ce que, justement, ça en vaut la chandelle, ce métier qui abîme, qui use ?", a demandé le chroniqueur culturel. L’ex-animateur de France 2, Europe 1 et Radio Classique a alors répondu : "Ce qui est très emmerdant, c’est qu’à un moment, on perd le fil de sa propre vie. Parce qu’au fond, l’avantage (du journalisme, ndlr) c’est d’avoir vraiment vu ce qu’il se passait, et pas simplement dans les journaux. Donc ça, c’est formidable. Le défaut considérable, c’est qu’effectivement, on s’oublie. Par exemple, moi je suis très malade, (…) alors que je n’avais aucun signe, aucune addiction, rien. J’ai eu le cancer de la mâchoire. Jamais fumé, pas de drogue – sauf des pétards à l’époque de Led Zeppelin – et je bois pas !".

Guillaume Durand : un rythme de vie soutenu

Diagnostiqué en 2021, Guillaume Durand a été opéré en juin de ce cette année-là avant de subir un traitement qui a duré plus de six mois. Depuis le mois de janvier 2022, il est en rémission, et estime que la maladie a été causée par sa carrière riche en émissions matinales : "Bah oui, forcément, parce que (se lever à) 5 heures du matin pendant un an, deux ans, trois ans… Vingt-cinq ans ! Il y a un moment où le corps encaisse. Donc on se réveille un matin et on ne sait pas pourquoi…". Pour autant, le journaliste n’a aucun regret. "Je ne regrette absolument pas. De toute façon, on n’a qu’une seule vie, il faut en profiter. Non, je ne regrette pas du tout. C’est une expérience phénoménale", a-t-il insisté face à l’animatrice Mélanie Taravant.

Par
Hugo Mallais