« Il s’est très mal comporté » : Hélène de Fougerolles dénonce l’attitude d’un acteur et soutient le mouvement #MeToo

Publié le 10 mars 2024 à 15:23
Philippe Le Roux/TF1
La comédienne de "Sam" a apporté son soutien à Judith Godrèche et livré son propre témoignage...

Ce vendredi 8 mars 2024, Hélène de Fougerolles était l’invitée du Buzz TV de TV Magazine et a apporté son soutien à Judith Godrèche qui a porté plainte contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon avant de sensibiliser le monde du cinéma lors de la cérémonie des César. "Bien sûr qu’on se serre les coudes et qu’il y a une sororité. C’est courageux, parce que je pense pas qu’elle a grand chose à y gagner à le mettre en avant. Au contraire, ça fait un peu peur à tout le monde. (…) C’est vraiment bien que ça sorte et qu’on ne se comporte plus jamais de cette façon. C’est vrai que ça a été… Pas une mode, mais le cinéma avait tendance à se croire tout-puissant. En tout cas, les réalisateurs", a d’abord déclaré Hélène de Fougerolles, qui jouait le rôle principal du téléfilm Les bois assassins sur France 3 ce samedi.

"Même une simple humiliation. Quand on est jeune comédien, on voyait bien que les autres se faisaient humilier ou que soi-même on se faisait humilier et que personne (ne réagissait). Ça peut arriver, pas tout le temps, heureusement ! Il y a des réalisateurs géniaux, j’ai travaillé avec Klapisch (Cédric, ndlr) et avec des gens merveilleux qui n’ont pas ce problème. Mais c’est vrai qu’il y a pu avoir des abus de toutes sortes", a ajouté celle qui a joué dans Sam et Balthazar sur TF1. Au cours de sa carrière, "il y a eu des moments" où elle a dû "remettre les choses en place", notamment en refusant de faire "des répèts à 21 heures", sentant que le réalisateur avait des idées derrière la tête. Mais la comédienne ne retient que ces souvenirs-là et des très mauvaises expériences lors de castings, "mais pas de quoi porter plainte. (…) J’ai eu la chance de ne jamais avoir été abusée ou maltraitée".

Hélène de Fougerolles espère que la libération de la parole rendra impossible à l’avenir les humiliations et autres agressions : "Les réseaux sociaux aident beaucoup. Il y a cinq ans, j’ai fait des répétitions avec un acteur qui s’est très, très mal comporté. Je pense qu’aujourd’hui, je m’amuserais à mettre la caméra dans un coin, et dire : ‘vas-y, maintenant, on va répéter’ ! Je n’étais pas trop sur les réseaux à ce moment-là. (…) Aujourd’hui, grâce à ça, on ne peut plus insulter ou se comporter de cette façon". 

Par
Hugo Mallais