"Un homme seul" : tel est le nom du dernier livre de Frédéric Beigbeder, sorti ce mercredi 8 janvier, dans lequel il raconte la folle histoire de son père Jean-Michel Beigbeder (mort en 2023). "Houellebecq m’avait donné ce conseil : « Ecris chaque livre comme si tu allais mourir le jour de sa publication ». Là, ça a failli être vrai !", annonce l’auteur dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche.
Frédéric Beigbeder échappe de peu à la mort
Dans cet article paru ce dimanche, l’auteur de 99 Francs – livre qui a été transposé au cinéma avec Jean Dujardin en héros – raconte ainsi avoir frôlé la mort il y a quelques semaines à peine. "J’ai fait un infarctus il y a trois semaines, soins intensifs, stent, et tout ça, les cardiologues m’ont dit d’arrêter la viande rouge, vous voyez que je ne tiens pas longtemps", explique-t-il ainsi en commandant une pièce de bœuf dans un restaurant. Il poursuit en avouant que cette grosse frayeur médicale est en partie liée à l’affaire judiciaire dans laquelle il a été impliqué. "Une semaine après avoir envoyé les dernières corrections sur les dernières épreuves, j’étais en soins intensifs… Ça coincide aussi avec la date anniversaire de la garde à vue… Sans cette affaire, je n’aurais pas écrit ce livre !"
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Frédéric Beigbeder sur les accusations de viol le visant
Cette affaire dont Frédéric Beigbeder parle dans La Tribune Dimanche n’est autre que l’enquête pour viol déclenchée fin 2023 après les accusations portées contre lui par une jeune femme. "J’ai voulu rester dans l’implicite. Je ne parle pas du tout de l’affaire dans le livre, pourtant elle est omniprésente. C’est cette affaire qui m’a obligé à travailler sur moi", avoue-t-il avant de détailler ce qu’il a changé depuis cette affaire qui a été classée sans suite en juillet dernier. "L’adultère d’abord. Ça peut être rigolo dans une pièce de Feydeau, mais c’est quand même trahir quelqu’un qu’on aime… (…) Le deuxième point, c’est la question de l’emprise : profiter de sa notoriété pour draguer une femme ayant quarante ans de moins que soi… Dans ma vie personnelle, ça devenait pathétique, voire pathologique".