Mannequin connue et reconnue dans le monde entier, Estelle Lefébure a choisi de mettre sa notoriété au service d’une cause importante pour elle : l’environnement et la mer. Passionnée de plongée, elle constate depuis des années les effets désastreux du réchauffement climatique, de la pollution et de la pêche industrielle sur la mer. De quoi lui donner envie de sonner l’alerte, comme elle le confie dans le dernier numéro du magazine Elle.
Estelle Lefébure balance sur l’utilisation des impôts des Français
"La mer est encore, pour trop d’entre nous, une poubelle ignorée. On ne voit pas que l’impact de nos actions est dramatique sous la surface", souligne ainsi celle qui a créé sa propre association, Spero Mare, avec la scaphandrière Géraldine Parodi pour sensibiliser le public à la protection des océans. Elle en appelle, d’ailleurs, à une "prise de conscience au nom de la santé". "Si les Français savaient qu’avec leurs impôts on finance des pêches qui les rendent malades, ils bougeraient. J’essaie de dire des choses très simplement : si l’océan meurt, nous mourons. Or l’océan va très mal", met-elle en garde dans Elle en rappelant tout ce qui attend l’humanité dans les prochaines années. "Des îles vont disparaitre, 900 millions de personnes seront déplacées, cela va engendrer des conflits. Les cancers, les maladies auto-immunes qui se multiplient…"
À lire également
Estelle Lefébure pointe du doigt les vrais responsables
"On demande aux citoyens de faire des efforts énormes, alors que la responsabilité vient d’en haut. Les gens n’en peuvent plus", dénonce Estelle Lefébure en rappelant malgré tout qu’il faudrait limiter la consommation de poisson et de viande pour protéger l’environnement. "Mes grands-parents n’en mangeaient que le week-end", glisse-t-elle ainsi en appelant par ailleurs les Français à apporter leur soutien aux associations qui luttent pour protéger les océans. "Il faudrait chaque jour se souvenir que c’est un privilège d’être vivant et remercier la nature, sans laquelle nous ne serions pas là (…) nous sommes la seule espère vivante qui détruit son habitat", conclut-elle.