“On peut aussi assumer” : Estelle Lefébure regrette le recours à la chirurgie esthétique de plus en plus jeune

Publié le 31 janvier 2025 à 15:17
Joly Victor/ABACA
Estelle Lefébure, mannequin iconique des années 1980 et 1990, reste une figure incontournable de la mode et du bien-être. L'auteur d'Accueillir le temps qui passe, paru aux éditions Flammarion le 22 janvier dernier, s'est confiée sur son rapport à la chirurgie esthétique et au temps qui passe. 

Estelle Lefébure, mannequin iconique des années 1980 et 1990, reste une figure incontournable de la mode et du bien-être. À 58 ans, elle continue d’incarner l’élégance naturelle et la sérénité face au temps qui passe. Elle s’est exprimée jeudi 30 janvier sur le plateau de Télématin sur son rapport à la chirurgie esthétique, un sujet qui suscite de nombreuses interrogations, notamment chez les femmes évoluant sous les projecteurs. Si elle ne condamne pas ces interventions, elle prône cependant une approche mesurée et critique certaines tendances actuelles, notamment l’engouement des jeunes générations pour des procédures précoces. Elle a fait preuve de franchise et sincérité et a regretté que des jeunes femmes de 20 ans aient déjà eu recours à des opérations de chirurgie esthétique. 

Un regard critique sur la chirurgie esthétique précoce

Dans une société où l’image joue un rôle prépondérant, la chirurgie esthétique est devenue une norme banalisée, notamment chez les jeunes adultes et les influenceuses des réseaux sociaux. Estelle Lefébure, témoin de cette évolution, a tenu à exprimer ses réserves face à l’obsession du bistouri chez les jeunes femmes de 20 ans. "Ce que je n’aime pas, et que je trouve ridicule, c’est quand à 20 ans, les jeunes filles se font déjà refaire tout le visage. À 20 ans, on n’est même pas encore fini d’évoluer, je pense" a-t-elle déclaré sans détour. Pour elle, il est essentiel de laisser le temps faire son œuvre et de ne pas précipiter des transformations qui pourraient être regrettées à long terme.

Estelle Lefébure prône l’acceptation de soi

Elle s’est notamment inquiétée du conditionnement imposé par les standards de beauté ultra-lissés, amplifiés par les filtres des réseaux sociaux et l’influence de certaines célébrités qui modifient leur apparence très tôt. Une pression qui pousse certaines jeunes femmes à envisager des injections ou des opérations avant même d’avoir atteint leur pleine maturité physique… Elle a néanmoins tenu à souligner que chacun est libre de faire ce qu’il souhaite, à condition que cela découle d’une réflexion mûrie. "Après qu’on ait quelque chose qui vous empêche vraiment de vous sentir bien, pourquoi pas", a-t-elle concédé. 

Et de terminer sur son propre rapport à l’esthétique en prônant l’entretien du corps et du visage par des méthodes douces comme le sport, la nutrition et les soins de la peau. Elle mise avant tout sur une hygiène de vie saine pour entretenir son apparence sans excès. L’auteur d’Accueillir le temps qui passe, paru aux éditions Flammarion le 22 janvier dernier, a conclu : "On peut aussi assumer". 

Par
Kahina Boudjidj