Eric Antoine se confie sur sa boulimie : « C’est une lutte quotidienne »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:23
Serge ARNAL/M6
Le magicien Eric Antoine, et juré de La France a un incroyable talent (M6), souffre de crises de boulimie depuis plusieurs années. Une maladie qui lui pèse et contre laquelle il tente de lutter en suivant, notamment, une thérapie.

Si Eric Antoine a le rire facile dans La France a un incroyable talent, le magicien et juré de l’émission de M6 n’a pas toujours le sourire dans sa vie privée. Et notamment parce qu’il est atteint d’un trouble du comportement alimentaire qui complique son quotidien. 

Eric Antoine se confie sur sa boulimie

"C’est une lutte quotidienne", explique ainsi le magicien et animateur de M6 dans un entretien accordé à Closer. "J’ai passé ma vie à faire le yo-yo entre 100 et 145 kg. Je tourne aujourd’hui autour de 118. C’est fatigant, obsédant, déprimant", explique celui qui souffre aussi d’une vraie dépendance au sucre. "Quand je travaille quatorze heures par jour, je compense. C’est un cercle vicieux", ajoute Eric Antoine. A cœur ouvert, le jeune marié confirme suivre une thérapie pour essayer de ne plus avoir ces crises de boulimie qui lui gâchent la vie. "Pour moi, la thérapie, c’est une hygiène mentale. Je suis en analyse depuis six ans, dans une approche jungienne. Jung m’a beaucoup aidé. Il relie l’inconscient, le symbolique, le religieux, les ancêtres…. Il explore ce qui nous façonne", ajoute-t-il.

Le message d’Eric Antoine en faveur de la thérapie

Suivi par un psy pour l’aider à affronter son trouble alimentaire, Eric Antoine insiste, dans cet entretien, sur l’importance de la thérapie. "On parle beaucoup des femmes, mais les hommes sont peu soignés. On ne se remet pas en question. Or la masculinité toxique coûte des milliards à la société : 90% des détenus sont des hommes, la plupart incarcérés pour des violences aussi. Si on allait tous un peu chez le psy, il y aurait moins de souffrance", assure celui qui a aussi connu, dans son enfance, des problèmes de croissance. "A 12, 13 ans, je ne pouvais plus me lever. Douleurs terribles, microfractures, genoux détruits par une poussée de croissance trop rapide. Alors je me suis réfugié dans l’imaginaire. Quand le corps ne peut plus bouger, l’esprit, lui, voyage. C’est un muscle qui s’est développé très tôt ».  

Par
Clara Kolodny