« Deux aiguilles à tricoter… » : Line Renaud évoque son avortement clandestin à l’âge de 18 ans (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:31
Capture écran FTV
La comédienne de 96 ans est revenue sur l’interruption de grossesse qu’elle a subie dans les années 40 et livre un témoignage glaçant.

Ce week-end, Laurent Delahousse, recevait Line Renaud sur le plateau de « 20h30 le dimanche ». La comédienne de 96 ans est revenue sur son immense carrière, au cinéma mais aussi sur sa vie privée et les coups durs qui l’ont jalonnée dont un avortement clandestin. En 1948, alors qu’elle venait tout juste de fêter ses 18 ans, l’ancienne reine du music-hall confie en effet être tombée enceinte. Alors, en couple avec Loulou Gasté, qui deviendra son époux plus tard, ce dernier refuse à ce moment-là de garder l’enfant… « Je n’étais pas assez installée dans la vie de Loulou pour imposer, pour vouloir et pour dire : “je veux” regrette-t-elle avant de poursuivre son récit.

Line Renaud : "Elle a percé, j’ai saigné…"

« Tout ce dont je me souviens, c’est que tout est noir, on a monté un escalier tout noir, je suis arrivée devant une femme. Elle est venue avec deux aiguilles… deux aiguilles à tricoter. Elle a percé, j’ai saigné, et donc voilà » explique la comédienne avec pudeur et émotions. Et d’ajouter « Madame Simone Veil, merci ! ». La comédienne évoque ici le combat de l’ancienne ministre de la Santé et présidente du Parlement Européen, qui en 1975, fera adopter la loi de dépénalisation de l’avortement. Une loi inscrite dans la constitution française le 8 mars dernier « C’est extraordinaire ! Les femmes se font entendre », a conclu la comédienne.

Line Renaud : "J’ai fait une septicémie"

En mars dernier Line Renaud était également revenue sur ce souvenir douloureux, en racontant la suite de cette intervention glaçante «J’ai fait une septicémie (une infection générale grave du sang, ndlr.). Donc là on a fait venir notre docteur de famille qui a fini l’avortement… Mais sur la table de la salle à manger. Il ne vaut mieux pas voir, c’est horrible», avait expliqué l’actrice au micro de France Inter.

Par
Sarah Ibri