Dans une précédente interview accordée à Télé 7 jours, Line Renaud nous avait confié se préparer à la mort "en se disant que c’est inéluctable, que la mort fait partie de la vie, qu’on a déjà eu de la chance". "La foi aide. Je pense que, le jour venu, je retrouverai ceux que j’ai tant aimés : maman, Loulou (Gasté, son mari, ndlr) et tant d’amis merveilleux qui ont jalonné mon existence. J’ai eu une belle vie, je partirai sans peur ni regrets", nous avait-elle assuré. En mars 2024, celle qui milite pour le droit de mourir dignement avait confié sur France Inter face à la journaliste Sonia Devillers : "Je ne me vois pas vieillir. Je le sens, probablement, mais (…) je ne suis pas fixée sur l’âge. Je ne l’ai jamais été. (…) Moi, c’est plus près de la fin. Franchement, je tricherais si je vous disais que je me vois loin de la fin. Pas du tout. La fin, je la sens venir ! Elle est à ma porte ! Ben, qu’elle frappe !".
À lire également
Gad Elmaleh reprend le cabaret « Chez Michou » : « C’est un musée, on ne va toucher à rien » (VIDEO)
Line Renaud campe sur ses positions sur le droit de mourir digne
Et de préciser : "Je ne souffrirai pas comme ma mère. Je ne verrais plus jamais ça dans ma maison. Je voudrais que ce soit chez moi, dans mon lit, avec mes chiens. Mon chien Pirate à côté de moi. J’aimerai que ce soit dans mon sommeil". Dans un extrait d’un entretien exclusif entre Line Renaud et Laurent Delahousse, diffusé ce dimanche 27 octobre, dans l’émission 20h30 le Dimanche, et obtenu par nos confrères du magazine Gala, Line Renaud, 96 ans, évoque sans tabou le droit de mourir dans la dignité.
"Écoutez, voilà ce que je pense. Je pense que lorsqu’on sait qu’il n’y a plus rien à faire, que c’est une question de mois, et que ce seront des mois dans la souffrance, dans la douleur, alors allez-y. Partez", lance l’ex-meneuse de revue. Puis de conclure face au mari d’Alice Taglioni : "Je partirai. Pourquoi souffrir deux mois de plus quand on sait qu’on peut arrêter ça ? Quand on en arrive là avec moi, je demanderai à partir, à ce qu’on me fasse partir".