C’est en juillet 2022 que la chanteuse Dani connue pour sa voix rauque nous a quitté. Icône des années 70, elle avait fait un retour fracassant en 2005 avec le tube Comme un boomerang d’Etienne Daho. Quelques semaines avant sa mort, elle a accordé un entretien avec Laurent Kalika, l’addictologue de Ça commence aujourd’hui dans son podcast L’Addiktion. L’épisode sorti ce mardi 25 avril est revenu sur sa consommation à l’héroïne. C’est à l’âge de 29 ans qu’elle est tombée dedans.
"J’ai rencontré un homme dont je m’étais pas du tout aperçue qu’il vivait avec ça et puis un jour, on était en voyage et je l’attendais et je lui disais ‘qu’est-ce que tu fais Pierre, qu’est-ce que tu fais ?’il me dit ‘bah voilà’, il m’a sorti le truc, bon, lui, il se piquait par contre. Moi, ça correspond pas au plaisir la piqûre. Il me dit ‘tu peux l’essayer comme ça en sniffant’, bon bah, j’ai essayé et puis voilà. Quand on aime quelqu’un, on partage, (…) moi, j’aime bien ça partager les choses avec les gens que j’aime", a-t-elle confié.
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Si elle a confessé ne jamais avoir été malade ou avoir eu une sensation de manque, Dani a tout de même expliqué avoir consommé jusqu’à trois / quatre grammes par jour de cette substance. La collègue de Daho a ensuite tenu à affirmer que l’héroïne avait créé une situation complexe.
"Le plus terrible, c’est qu’on installe le mensonge (…) mon entourage a dit à mes enfants que j’étais malade. Des fois, je me suis endormie dans l’assiette. On entre dans un état… Quand c’est joyeux, c’est très très très joyeux. C’est indicible les mots. On ne pense qu’à ça, on pense au prochain. On n’a pas faim évidemment." a-t-elle confié. Heureusement pour elle, sa famille a été là pour elle. "J’ai eu la chance d’avoir une famille, un mari qui m’a aidée, des sœurs et des enfants qui m’ont protégée beaucoup. (…) Quand on a des parents, une famille qui nous protège, à un moment donné même si on est dans le mensonge, on récupère. Moi, j’ai eu beaucoup de tendresse", a-t-elle expliqué. L’artiste qui a joué dans La Nuit américaine de François Truffaut s’en est tirée au bout de 10 ans après s’être installée avec ses enfants dans le Lubéron. "L’histoire, c’est d’être assez forte pour ne pas aller dans des endroits où il y a un rail qui passe. (…) J’ai avancé. Aujourd’hui je suis accro à la vie, à la musique", a-t-elle dit.
MM