« Des choses troubles se passaient autour de moi » : ces propositions indécentes reçues par Helena Noguerra

Publié le 9 juin 2023 à 7:22
Laurent Zabulon/ABACAPRESS.COM
Avant de devenir actrice, Helena Noguerra a été mannequin. Une période pendant laquelle elle s’est retrouvée dans des situations particulières, comme elle vient de le raconter.

"La littérature m’a sauvée". Invitée fin mai de Quotidien aux côtés de Mareva Galanter, Helena Noguerra ne cachait pas que son goût pour la lecture lui avait permis de se sortir de certaines situations dangereuses, comme celles vécues plus jeune lorsqu’elle était invitée à des week-ends avec des hommes plus âgés.

Interrogée dans le dernier numéro de Gala, la sœur de Lio a accepté d’en dire plus sur ces moments difficiles vécus lorsqu’elle était mannequin. "J’ai commencé les photos à l’âge de 10 ans, À 15 ans, j’étais déjà une pro, en voyage aux quatre coins du monde. Je sentais bien que des choses troubles se passaient autour de moi, des patrons d’agence m’invitaient dans leur villa le week-end. Je visualisais la scène, une piscine avec des hommes, cigare au bec, entourés de jeunes mannequins…", explique-t-elle en précisant être toujours restée "dans sa bulle".

Se qualifiant de "cérébrale et féministe sans le savoir", elle précise avoir vite compris qu’elle "collaborait à quelque chose qui lui déplaisait". Mais ce n’est pas pour autant qu’elle a dit adieu au mannequinat. Elle avait en effet besoin de ce travail pour réaliser son rêve de quitter sa Belgique natale et "en finir avec l’étiquette de sœur de Lio""J’avais besoin de cette porte de sortie", reconnait-elle ainsi.

Ces difficiles critiques sur son physique 

Le piège des hommes plus âgés n’a pas été la seule chose à supporter pour elle lorsqu’elle était mannequin. Elle a en effet dû accepter les dures critiques faites sur son physique. "Moi qui étais une jeune fille très à l’aise dans son corps, je suis devenue un mannequin complexé ! Nous sommes tellement scrutées à la loupe que le moindre détail qui cloche devient un problème ! On m’a tout dit : les dents trop courtes, l’œil bas, le début de la cellulite… Ça n’allait jamais".

Affirmant avoir tenté de se libérer de ce jugement, elle reconnaît que sa quête de liberté a été difficile car elle reste "prisonnière de l’apparence qui lui permet d’être acceptée dans le groupe". "On en revient toujours à ma place dans la société, celle de la jolie fille que j’ai accepté d’occuper… Je lutte en permanence entre le fait de vouloir conserver cette place et le fait de me dire que je m’en fiche !", conclut-elle.

Clara Kolodny

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