Charlotte Gainsbourg s’apprête à relever un nouveau défi de taille : incarner Gisèle Halimi, grande figure du féminisme, dans un prochain projet déjà tourné. Une immersion exigeante pour l’actrice, qui multiplie les casquettes avec une énergie qu’elle revendique pleinement. Entre les plateaux de tournage et la finalisation de son nouvel album, en cours d’écriture en Provence, la comédienne s’est livrée dans les pages du numéro de juillet 2025 de Marie Claire.
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Charlotte Gainsbourg est l’acceptation de son corps
Elle y évoque notamment le rapport intime qu’elle entretient avec son corps, une relation qui n’a pas toujours été simple… "Je cohabite beaucoup mieux avec mon corps, je suis plus extravertie qu’avant. La mode m’a aidée, le fait qu’on accepte plus les différences, parfois la maigreur…", confie-t-elle. Et d’ajouter : "J’ai toujours accepté le fait d’être androgyne, ça ne me posait aucun problème. Mais j’étais tellement gênée dans ma tête que ça embarrassait tout mouvement. Je n’étais pas libre de bouger comme je voulais, je passais mon temps à juger mes gestes, tout, tout, tout… Ça a été un long parcours d’acceptation de soi. Je peux en parler librement maintenant. Le corps, ça va !".
C’est justement dans un cadre propice à la concentration et à la sérénité que Charlotte Gainsbourg a décidé de se recentrer. Le magazine Marie Claire l’a retrouvée en Provence, dans la maison de vacances qu’elle partage avec son compagnon Yvan Attal et leurs enfants. Un lieu apaisant où elle s’est isolée quelques jours pour avancer sur son projet musical. "Je suis en Provence, dans notre maison de vacances à Yvan, mes enfants et moi. J’y suis venue seule pour finir d’écrire un album de chansons, dont j’espère voir le bout, mais sur lequel je travaille depuis… cinq ans ! Ce n’est jamais simple pour moi d’écrire, j’ai besoin de beaucoup de temps. Mais ici, avec le soleil, ça fait pas très sérieux ! Ce séjour ressemble un peu à des vacances quand même", raconte-t-elle avec légèreté.
La chanteuse se souvient de vacances passées avec son père, Serge
Cette quiétude provençale résonne en elle comme un écho de son enfance. Elle s’est remémoré les étés passés avec sa sœur Kate, dans la maison que leur mère Jane Birkin avait achetée en Normandie : "Ma sœur Kate et moi, on allait dans une maison que ma mère avait achetée en Normandie, se souvient Charlotte Gainsbourg. Quand j’avais 4 ans, c’était sa maison. La rue de Verneuil étant vraiment la maison de mon père. Donc, elle a pu y mettre son goût, ses idées de tissus au mur, sa déco à elle. C’était un tout petit presbytère collé à un cimetière qui nous terrifiait… On allait là-bas toutes les vacances, sauf quand ma mère avait un tournage et nous embarquait avec elle. Il ne faisait sans doute pas très beau, mais je n’ai aucun souvenir d’avoir râlé à cause de la météo".
Ces vacances d’antan, pleines de charme modeste, étaient aussi marquées par les rituels et la nature environnante. "C’était des vacances en bottes, avec ma mère dans sa Citroën Méhari incassable… On allait aux plages à proximité : Cabourg, Deauville", s’est-elle souvenue. Un quotidien simple et joyeux, auquel son père, Serge Gainsbourg, ne trouvait pas toujours sa place : "Mon père s’ennuyait mortellement, donc lui on le déposait au bar de l’hôtel de Deauville ou de Cabourg, il allait se saouler et on le récupérait plus tard".