Connue pour ses choix audacieux, Charlotte Gainsbourg continue de tracer une carrière singulière. Après son rôle marquant dans Étoile, la série de Prime Video diffusée, l’actrice s’apprête à incarner une figure emblématique du féminisme : l’avocate Gisèle Halimi. Hyperactive assumée, elle alterne les tournages, l’écriture de son nouvel album, qu’elle termine en Provence, et les confidences, comme dans le numéro de juillet 2025 de Marie Claire, où elle revient sur ce défi d’interprétation et sa relation au corps.
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Charlotte Gainsbourg intimidée par son prochain rôle ?
Interrogée sur la manière dont elle s’est appropriée cette grande figure de la lutte pour les droits des femmes, Charlotte Gainsbourg confie : "En fait, j’ai déjà tourné ce film de manière très précipitée pour des raisons d’agenda. Il porte spécifiquement sur un procès. Je n’avais jamais fait de personnage ayant existé, ça m’intimidait. Certains biopics sont réussis, beaucoup ne le sont pas. Le danger, je trouve, c’est de vouloir être trop proche quand on n’est pas un acteur de composition, de coller physiquement au personnage, le côté prothèse…". Plutôt que de chercher une ressemblance artificielle, l’artiste a confié avoir préféré éviter l’écueil de l’imitation : "Sa voix était tellement inspirante, mais je ne voulais pas tomber dans le ridicule de l’imitation. Penser trop à mon physique me sort de mon imaginaire".
Un long chemin d’acceptation
La comédienne a aussi évoqué la manière dont elle cohabite aujourd’hui avec son corps, un sujet longtemps conflictuel : "Je cohabite beaucoup mieux avec mon corps, je suis plus extravertie qu’avant. La mode m’a aidée, le fait qu’on accepte plus les différences, parfois la maigreur…". Assumant son apparence androgyne, Charlotte Gainsbourg admet avoir longtemps vécu dans une forme de malaise physique : "J’ai toujours accepté le fait d’être androgyne, ça ne me posait aucun problème. Mais j’étais tellement gênée dans ma tête que ça embarrassait tout mouvement. Je n’étais pas libre de bouger comme je voulais, je passais mon temps à juger mes gestes, tout, tout, tout… Ça a été un long parcours d’acceptation de soi. Je peux en parler librement maintenant. Le corps, ça va !".