À l’affiche du film Rembrandt, en salles le 24 septembre prochain, Camille Cottin s’est prêtée au jeu des confidences dans les colonnes du magazine Elle. L’actrice, qui a marqué le public par des rôles décalés et drôles, se glisse cette fois dans un registre plus grave, dans un film signé Pierre Schoeller. Séduite par le scénario de ce long-métrage engagé, l’actrice confie avoir été attirée par l’approche du réalisateur.
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Un rôle loin de ses habitudes
"Le rôle m’a plu car il est assez loin de tout ce que j’avais joué jusqu’ici. Le scénario pose des questions passionnantes et, surtout, j’apprécie qu’il ne soit pas manichéen, qu’il interroge plutôt que d’apporter des réponses", a expliqué la comédienne. Le pitch de ce film ? "Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais". Le film aborde donc des thématiques majeures, comme le nucléaire et l’écologie et pour Camille Cottin, ce sont des sujets essentiels qui résonnent avec ses convictions personnelles.
"J’ai énormément d’admiration pour les militants qui vouent leur vie à une cause. En tant qu’actrice, je vibre plus quand un projet rejoint mes convictions intimes et personnelles", a confié la maman de deux enfants. Le tournage de Rembrandt a aussi été l’occasion pour elle de croiser la route de Davide Faranda, climatologue qui incarne son propre rôle dans le film. "Ça m’a intéressée de comprendre, de rencontrer Davide Faranda", a-t-elle avoué en soulignant à quel point cette immersion dans le monde scientifique a nourri son jeu.
La maternité au cœur de ses réflexions
Au-delà de l’écologie, le film interroge aussi les relations filiales, une thématique qui résonne fortement pour la comédienne, mère de deux enfants. Le magazine Elle cite une réplique de son personnage lourde de sens : "Je suis fière de ce que tu es, de ce que tu deviens et de ce que tu choisis d’être". Une phrase qui, selon Camille Cottin, reflète parfaitement le dilemme parental : "Le défi est de les accompagner sans vouloir à tout prix les formater, et surtout de faire en sorte que le temps passé ensemble reste précieux. Car on pourrait être constamment dans le conflit, surtout à l’adolescence, j’ai des enfants de 15 et 10 ans, et c’est chaud ! [Rires.]".
Camille Cottin se souvient alors du soutien de ses propres parents lorsqu’elle a choisi de devenir comédienne : "Quand j’ai voulu être comédienne, ma mère m’a soutenue. J’ai toujours été encouragée dans mes choix, mais cela allait avec une grande exigence de la part de mes parents. En même temps, je partais dans tous les sens, donc il fallait me canaliser un peu ! [Rires.]".