"Les femmes devraient permettre à leur visage de raconter la vie qu’elles ont vécue". Telle est la citation de Susan Sontag lue par Camille Cottin lors de son récent passage sur France Inter dans l’émission Remède à la mélancolie d’Eva Bester.
Camille Cottin sur la chirurgie esthétique
Mais si la comédienne a voulu mettre en avant l’importance du naturel pour les femmes, elle ne juge pas les actrices qui ont recours à la chirurgie esthétique, bien au contraire. "Je trouve beau de faire ce que l’on veut avec son visage. J’adore Jane Fonda qui est totalement inspirante et qui n’a pas caché son recours à la chirurgie esthétique. Il n’y a pas plus vivante, plus tournée vers l’extérieur, plus moderne. Elle a l’esprit d’une femme de 25 ans, elle se fait embarquer par les forces de l’ordre quand elle participe à des manifs écolos", souligne ainsi Camille Cottin dans le dernier numéro du magazine Elle. Bluffée par Jane Fonda, la comédienne découverte dans la série Dix pour cent et dans la pastille humoristique Connasse (Canal+), admire aussi Meryl Streep. "Elle m’a irradiée de beauté, d’intelligence, de subtilité lors de sa master classe à Cannes, en parlant de son expérience avec des mots si simples. Elles (Jane Fonda et Meryl Streep, ndlr) ont deux façons d’aborder l’âge et je n’ai aucun jugement", assure Camille Cottin avant d’avouer qu’elle ne sait pas si elle aura recours, elle, à la chirurgie esthétique. "Je ne sais pas ce que je ferai de mon visage, ce que je pense aujourd’hui ne sera peut-être pas ce que je penserai demain. Bien sûr la jeunesse est l’âge de tous les possibles, et c’est aussi cela qui nous plaît, mais on peut avancer dans l’âge en ouvrant toujours les possibles. L’histoire ne s’arrête pas pour les femmes tant qu’on continue à écrire des récits qui nous interrogent, nous font rêver".
À lire également
Camille Cottin se confie sur son rôle de mère d’adolescents
Camille Cottin évoque sa maternité avec la même franchise auprès de nos confrères. "Le temps nous est compté avec nos enfants. Une fois qu’ils sont partis, ils sont partis, et il s’agit de trouver un équilibre : accepter qui ils sont, leur donner des outils pour s’accomplir, mais aussi être en résistance sur certaines choses. Le défi est de les accompagner sans vouloir à tout prix les formater et surtout de faire en sorte que le temps passé ensemble reste précieux. Car on pourrait être constamment dans le conflit surtout à l’adolescence, j’ai des enfants de 15 et 10 ans et c’est chaud", conclut-elle.