La maturité et la maternité ont bouleversé la vie de Camille Chamoux à plusieurs niveaux. Depuis qu’elle est maman et qu’elle a soufflé certaines bougies, la comédienne et humoriste a "réussi peu à peu à calmer ses impulsivités", vient-elle d’avouer à La Tribune Dimanche.
Camille Chamoux sur son impulsivité
Avec franchise, la comédienne ne cache pas que ce côté impulsif ne lui a pas apporté que des bonnes choses, bien au contraire. "J’ai eu une relative violence dans l’expression, dans la confrontation", explique-t-elle à nos confrères en racontant avoir même frappé une de ses profs lorsqu’elle était lycéenne en seconde, ce qui lui a "valu un conseil de discipline". "Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis bagarrée avec des mecs qui me sifflaient dans la rue alors que je faisais le quart de leur taille", poursuit-elle en révélant s’être déjà retrouvée en danger lors d’un de clash. "Un soir, je me suis quand même fait bastonner par cinq gamins de 16 ans à 2 heures du mat’ parce qu’ils m’avaient insultée. A l’époque, j’étais aveuglée par la colère et donc je ne mesurais pas l’adversité", détaille-t-elle en précisant que désormais, "elle soigne sa colère en la racontant dans ses spectacles".
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Les origines de la violence de Camille Chamoux
Interrogée sur les origines de cette violence ressentie pendant si longtemps, Camille Chamoux répond avec une grande sincérité. "Les codes sociaux trop prononcés ou les jugements excluants pour ma personne m’ont toujours semblé insupportables. Comme j’ai toujours été dure avec moi-même, à décortiquer tous mes défauts, je m’accorde le droit de dire ce que je pense", avance ainsi celle qui se qualifie même "d’inlassable guerrière de l’échange verbal". Cet échange était aussi au cœur de sa famille. "Je me suis construite en opposition à mes parents et mes deux grands frères, par rejet de mon milieu social et idéologique. Aujourd’hui, j’ai réussi à créer un dialogue avec eux (…) et je ne parle plus de politique avec eux", conclut-elle.