Voilà 30 ans que Nagui nous régale avec Taratata. L’animateur qui a fêté en grande pompe ce bel anniversaire s’est longuement confié à nos confrères de La Tribune du dimanche. Il a commence par parler du fait qu’il gagne très bien sa vie et qu’il n’en a aucunement honte. "Pourquoi devrais-je être complexé ? Gagner sa vie signifie qu’on ne la vole pas. En tant que fils de fonctionnaire, je n’ai manqué de rien. Nous étions quatre dans un appartement. Une vie confortable comme des millions de Français. Bien sûr qu’aujourd’hui mon rythme de vie est différent. Mais je sais, pour l’avoir déjà vécu, que le jour où je ne gagne plus un centime, je ne serai pas malheureux parce que je n’ai pas basé les plaisirs de la vie sur ce critère matériel", a détaillé le mari de Mélanie Page.
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Nagui viré de Canal+
S’il lui est arrivé de prendre le melon face au succès, Nagui est aussi passé par une période difficile, un véritable passage à vide qui l’a fait songer au pire. "C’est le début de quatre années noires. Ma mère disparait six mois après mon arrivée à Canal+ et dix jours plus tard Alain De Greef me convoque pour me dire que je ne serai pas reconduit à la rentrée. Au moins, ce coup dur lui aura été épargné, car elle craignait toujours que je sois viré après une saison à la télé", s’est-il d’abord souvenu.
Et de poursuivre : "Même si, au même moment, ma future femme entre dans ma vie, je me sens totalement has been. Mon comptable m’implorait de déposer le bilan de ma boîte de production. ‘Vous allez droit dans le mur, vous serez en cessation des paiements du loyer et des salaires…’. Et en 2004, les étoiles se sont alignées. On me propose d’abord la présentation d’Intervilles puis de Tout le monde veut prendre sa place". Une belle remontada après que l’animateur a songé au pire…
L’animateur a pensé au pire…
En effet, Nagui a avoué avoir pensé "une seule fois" à en finir. "Je roulais à moto sur le périph et je me suis dit: ‘Ça serait tellement plus simple si j’avais un accident’", a-t-il avoué. Ce qui l’a sauvé ? L’animateur a répondu sans filtre à nos confrères : "La peur, la lâcheté, mais aussi la volonté de me battre pour revenir. Ma mère, d’origine italienne, me disait toujours que j’étais une testa dura, une ‘tête dure’. C’est vrai que je n’ai jamais rien lâché. C’est peut-être un défaut chez un enfant mais c’est une qualité chez un producteur en désamour. Je pense aussi que, de là où ils sont, mes parents me protègent".