“C’est la meilleure leçon de vie” : Nagui “très franc” sur cette période où il a pris le melon 

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:47
Joly Victor/ABACA
Alors qu'il fête les 30 ans de Taratata, Nagui s'est confié sur ses débuts, sur ses parents et sur certains de ses complexes qu'il a finalement décidé d'oublier pour aller de l'avant. 

On le voit presque tous les jours sur France 2 dès 18h40 à l’animation de N’oubliez pas les paroles. On l’entend également sur France Inter mais Nagui est aussi derrière Taratata qui fête ses 30 ans cette année. L’animateur a accordé une interview à nos confrères de la Tribune du dimanche à cette occasion et en a profité pour revenir sur ses débuts dans l’audiovisuel, ses complexes et ses parents, à qui il doit beaucoup. Alors que parler d’argent est souvenu jugé comme tabou en France, l’animateur a expliqué pourquoi il était sans gêne sur le fait de très bien gagner sa vie. "Pourquoi devrais je être complexé ?", a-t-il commencé par questionner.

Bien gagner sa vie, un complexe ?

Et d’ajouter : "Gagner sa vie signifie qu’on ne la vole pas. En tant que fils de fonctionnaire, je n’ai manqué de rien. Nous étions quatre dans un appartement. Une vie confortable comme des millions de Français. Bien sûr qu’aujourd’hui mon rythme de vie est différent. Mais je sais, pour l’avoir déjà vécu, que le jour où je ne gagne plus un centime, je ne serai pas malheureux parce que je n’ai pas basé les plaisirs de la vie sur ce critère matériel". En parlant de complexe, le mari de Mélanie Page s’est ouvert à nos confrères sur certains d’entre eux.

Pourquoi Nagui a-t-il "pété un câble" ?

"Ils étaient davantage physiques. Je me sentais complètement invisible auprès des filles", a-t-il avoué. Il s’est souvenu d’une fois où il était derrière les platines et qu’une fille l’a complimentée sur sa voix. "Je me dis : ‘OK, on va oublier ce complexe de nez de profil et je vais tout miser sur ma voix’. Fin 1970 débutent alors mes premières expériences dans des radios locales de Côte d’Azur. Puis c’est à partir du moment où jar-rive à la télé sur La Cinq en 1991, pour présenter le jeu Que le meilleur gagne que je suscite étrangement de l’intérêt…", a détaillé Nagui. 

S’il considère à cette époque qu’il a pris sa revanche avec les filles ? Plutôt… "Pour être très franc, j’ai complètement pété un câble dans les années 1990. Je pouvais arriver dans un restaurant sans avoir réservé, en disant : ‘Bonsoir, est-ce que vous avez deux couverts?’. ‘Bien sûr, monsieur Nagui !’. À cette époque, je me sentais indestructible, tout m’était permis", a-t-il raconté avec transparence. Et de poursuivre : "Aujourd’hui, j’ai beau réserver une table par téléphone, on me demande toujours à quel nom quand je me présente. Et depuis quelques années, je ne suis plus ‘Nagui’ mais le +1, le mari de la comédienne Mélanie Page". "Et croyez-moi, c’est la meilleure leçon de vie. J’en avais besoin", a conclu l’animateur.

Par
Kahina Boudjidj