Bambou abandonnée par ses parents : ses terribles révélations sur son enfance sous les coups des “Thénardier”

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:30
Gérard LETELLIER / TELE 7 JOURS / SCOOP
Dans son autobiographie Pas à pas dans la nuit, la dernière compagne de Serge Gainsbourg révèle avoir tenté de se suicider à l'âge de 9 ans à cause de sa famille d'accueil. 

"J’ai entendu tellement d’histoires et de conneries sur moi, que je venais d’un milieu bourgeois… Je devais remettre les choses à leur place et être la plus honnête possible" explique Bambou ce mardi 5 novembre 2024 dans Le Parisien. C’est pourquoi la dernière compagne de Serge Gainsbourg publiera ce jeudi son autobiographie Pas à pas dans la nuit. "J’ai été aidée. Cela a été une excellente thérapie", confie-t-elle à propos de l’écriture du livre.

L’enfance insoutenable de Bambou

Bambou est connue pour avoir partagé la vie du chanteur légendaire pendant onze ans, jusqu’à sa mort en 1991 cinq ans après la naissance de leur fils Lulu. Mais sa vie avant de rencontrer Serge Gainsbourg est digne d’une fiction dramatique, dès sa naissance dans un camp de réfugiés. Son père était violent, sa mère avait été violée par des soldats lors de la guerre du Viêt Nam. Cette dernière a abandonné ses enfants, et Bambou – Caroline Paulus de son vrai nom – s’est retrouvée dans une famille d’accueil tortionnaire. Ce couple, elle les surnomme "les T", pour Thénardier. "La lecture m’a sauvée. (…) L’une des filles des ‘T’, qui avait trois ans de plus que moi, jouait à la maîtresse et m’a appris à lire et à écrire avant d’aller à l’école. Et je la remercie pour ça. Et une institutrice, qui avait certainement compris ce qui se passait, me gardait le plus souvent possible et me confiait ses filles", se souvient la mannequin qui a pensé au suicide dès l’âge de 5 ans. Trois ans plus tard, Bambou a rencontré sa mère biologique : "C’est glacial, elle n’a aucun comportement de mère. Je suis restée pétrifiée. Sur six enfants, cinq filles et un garçon, elle n’aimait que deux filles parce qu’elles étaient les plus jolies. Moi, je ne l’étais pas. J’ai appris plus tard qu’elles venaient les voir régulièrement. J’ai découvert aussi plus tard qu’elle n’aimait pas mon père et que leurs enfants n’étaient pas désirés".

Bambou : l’enfer puis l’étape difficile du pardon

Celle qui a chanté avec Serge Gainsbourg et Marc Lavoine est consciente que les traumatismes de sa mère sont à l’origine de tout cela : "C’est pour ça que je ne lui en ai jamais voulu. Avec un tel passif, c’est difficile de ne pas péter des câbles. Mais elle s’est vengée sur nous. Et le pire, c’est qu’après nous avoir mis à l’Assistance publique, elle est partie travailler chez Joséphine Baker comme gouvernante d’enfants… Et qu’elle a refusé que la famille de mon père, prête à nous prendre, nous adopte. Tout ce qui était du côté Paulus était honni pour elle". À 9 ans, Bambou faisait sa première tentative de suicide, et a sombré plus tard dans la drogue. Aux côtés de Serge Gainsbourg, elle ne se piquait plus : "C’était la rencontre de ma vie, le Jean Valjean que j’attendais, sauf que je ne l’ai pas rencontré enfant mais à 18 ans. On s’est sauvé mutuellement". À la naissance de leur fils, Bambou a souhaiter enterrer ses démons pour être la meilleure mère possible : "Je suis allée pardonner aux ‘T’ cette enfance horrible. Ils n’ont rien compris, ils m’ont demandé de l’argent, mais j’ai fait ce que j’avais à faire". Elle a également revu son père biologique pour lui pardonner : "Il avait des crises et j’avais peur qu’il me coupe en morceaux. Ma mère et mon père étaient dingues. Quand ils étaient ensemble, ils se battaient à coups de sabre. Ma mère avait une grande cicatrice sur la cuisse. Après leur bagarre, mon père a d’ailleurs été emprisonné".

Par
Hugo Mallais