Augustin Trapenard se confie sur ses excès : « Des expériences parfois extrêmes du corps, de substances et de transgressions »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:27
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
L’adolescence n’a pas été une période facile pour le journaliste culturel Augustin Trapenard, qui présente La Grande Librairie sur France 5. Il vient d’ailleurs de faire quelques confidences sur la violence subie à cet âge-là et les excès faits pour "se trouver".

Si aujourd’hui Augustin Trapenard évoque sans problème sa sexualité, grandir en tant "qu’enfant homosexuel né en 1979" n’a pas été si facile pour lui. "A mon époque, au collège et au lycée, personne ne s’affichait homosexuel. L’homosexualité a longtemps été considéré comme un délit. Dans une famille catholique, un pêché. Dans le discours médical, une maladie. Mais j’ai eu la chance d’avoir des parents aimants. Ce rejet des institutions religieuses et médicales fait partie de mon adolescence", confie le journaliste culturel dans La Tribune Dimanche.

Augustin Trapenard sur ses excès d’adolescent 

Si sa famille l’a toujours soutenu, Augustin Trapenard a été confronté, adolescent, aux moqueries et à la violence de ses camarades. "C’est un âge conservateur, qui rejette tout ce qui sort de la norme", souligne le journaliste qui assure ne pas vouloir se "poser en victime absolue". "Mais la moquerie, le rejet, faisaient partie du décor", poursuit-il en racontant avoir plongé dans certains excès pour arriver à se trouver pleinement. "Jusqu’à 23-24 ans, j’ai mené des expériences radicales, parfois extrêmes, du corps, de substances, de transgressions. C’était une façon de me chercher, mais je me suis un peu perdu. C’est étrange parce qu’il y avait une forme de dissociation : d’un côté mes excès, de l’autre un goût intact pour la littérature et pour les études", raconte ainsi le présentateur de La Grande Librairie.

Le besoin de douceur d’Augustin Trapenard

Après cette sombre période, Augustin Trapenard a décidé de changer. "A partir de 25 ans, j’ai cherché autre chose : la tendresse, la lumière. J’ai appris à accueillir la vulnérabilité. Je la cherche dans mon travail. Rien n’est plus bouleversant qu’une parole qui tremble", glisse-t-il avant de révéler à quel point son arrivée à La Grande Librairie a été libératrice pour lui. "Ce fut une respiration. Une façon de mûrir. J’ai aujourd’hui une mission de service public : transmettre du plaisir, de la jouissance. Si une seule personne partage ce plaisir, c’est déjà gagné. Je préfère cela à m’apitoyer sur un passé qui, finalement, n’était pas pire que celui de beaucoup d’autres".

Par
Clara Kolodny