C à Vous, La nouvelle édition, On ne peut pas plaire à tout le monde, Ça balance à Paris… Anne-Élisabeth Lemoine a enchaîné les programmes phares du petit écran sur le service public et Canal+. Mais ce que les téléspectateurs ignorent peut-être, c’est que l’animatrice rêvait d’être consultante sportive spécialisée dans le football.
Le début de carrière d’Anne-Élisabeth Lemoine : "On m’a collé les sujets santé parce que j’étais une femme"
"Il n’y a rien de plus difficile que de décrire un match, de le faire vivre, de faire passer l’émotion. Je trouvais ça tellement classe", a-t-elle confié à L’Équipe ce jeudi 17 avril. Mais lorsqu’elle est arrivée au sein de la rédaction de RMC dans les années 1990 à l’âge de vingt ans, l’idée de commenter le football n’a jamais pu être évoquée. "Aucune femme ne commentait, donc ce n’était même pas une option. On m’a collé les sujets santé parce que j’étais une femme. Après, cela m’allait très bien, je suis une bonne pâte. Il n’y avait pas de rébellion, j’aurais peut-être dû… C’était acquis pour tout le monde qu’une voix de femme qui gueule ‘But !’, ce n’est pas possible, qu’on monte trop dans les aigus, que je n’y connaissais rien… Ce qui n’était pas faux. Mais on peut se former, apprendre, comme dans n’importe quel domaine", se souvient Anne-Élisabeth Lemoine.
La victoire de l’animatrice sur RMC : "Le lendemain, j’arrive à la rédaction…"
Jeune et unique femme de la rédaction, la journaliste – qui regrette d’avoir réduit Bixente Lizarazu à son physique – raconte avoir été confrontée à des stéréotypes qu’elle a rapidement brisé. Dès ses premiers jours, on lui avait donné comme défi d’interviewer le pilote de rallye François Delecour, un domaine qui était loin d’être son sport de prédilection. Pourtant, Anne-Élisabeth Lemoine y est parvenue, à la grande surprise de ses collègues et ses supérieurs : "Pour eux, c’était mission impossible. Miracle, par un pote en stage au Touquet qui s’était retrouvé par hasard dans une exposition de la soeur de Delecour, je décroche l’interview. Le lendemain, j’arrive à la rédaction et je leur dis que j’ai rendez-vous. Silence…"